Vlaams Belang: Plan Bruxellois d’Action Contre la Radicalisation

Vlaams Belang: Plan Bruxellois d’Action Contre la RadicalisationIntroduction

La radicalisation islamique n’est pas un problème spécifiquement bruxellois, mais c’est à Bruxelles que ce problème a le plus d’ampleur. C’est un fait indiscutable que l’intégrisme, la criminalité et la ségrégation socioculturelle continuent à s’étendre dans une partie de la population qui, par ailleurs, se pose en ennemi de tout ce qui est considéré comme européen et qui s’installe consciemment et volontairement en marge de notre société.

Des années durant, la négligence et le laxisme de la classe politique ont eu pour conséquence qu’un nombre toujours croissant des valeurs fondamentales de notre société européenne à Bruxelles se trouvent menacées. C’est ainsi que des conquêtes démocratiques comme l’égalité des hommes et des femmes, la séparation de l’Église et de l’État et la liberté d’expression sont remises en question par une religion importée comme l’islam.

Nous connaissons les conséquences tragiques de ces décennies de politique de l’autruche: le soir et la nuit du 13 novembre 2015, six attentats terroristes ont frappé Paris faisant 129 morts et plus de 350 blessés. Un djihadiste belgo-marocain de Molenbeek-Saint-Jean semble être le cerveau derrière ces attaques sanglantes. Soudain, l’entièreté de la classe politique devait constater que l’analyse formulée depuis des années par le Vlaams Belang était parfaitement exacte. Pour le Vlaams Belang, le temps des palabres est passé, maintenant il faut passer à l’action. Avec ce Plan Bruxellois d’Action Contre la Radicalisation, nous passons à l’offensive.

Dominiek Lootens, Député et chef de groupe du Vlaams Belang au Parlement bruxellois
Bob De Brabandere, Président du Vlaams Belang bruxellois et secrétaire à la présidence du Vlaams Belang

*

  • Un observatoire de l’islam

«Le Vlaams Belang propose de créer un Observatoire Bruxellois de l’Islam (OBI) composé d’islamologues, des représentants de la police fédérale, de la Sûreté de l’État et des ministères des finances et des affaires étrangères».

Bruxelles est LA capitale de l’islam en Europe. C’est du moins ce que prétend Bilal Benyaich, politicologue de la VUB. Dans son ouvrage intitulé «Islam et radicalisme chez les Marocains de Bruxelles» il jette un coup de projecteur sur une face obscure de notre ville que nos décideurs veulent ignorer.

Certains quartiers se sont complètement islamisés au cours des ans. On y voit des hommes aux barbes fournies, des femmes en burkas, des magasins halal et des boucheries et des cafés baptisés de noms faisant référence à l’islam. Il est même devenu impossible de trouver de l’alcool ou de la viande «haram» (non halal) dans certaines parties de la ville. Dans ces quartiers, les militants salafistes sont au travail jour et nuit. Celles et ceux qui ne courbent pas l’échine sous les «nouvelles règles» sont harcelés et chassés ou fuient le quartier d’eux-mêmes. C’est de cette façon que s’établit un réel islam radical, monoculturel et homogène.

Les salafistes propagent la forme la plus radicale de l’islam, comme celle pratiquée dans un pays comme l’Arabie Saoudite. Ils considèrent que le Coran doit être compris au sens littéral. Selon eux, les commandements, les interdits et les rituels qui figurent dans le Coran ne peuvent souffrir de la moindre interprétation. Sachant que le Coran contient des passages particulièrement violents à l’encontre de ceux qui quittent la religion musulmane et les incroyants, le Vlaams Belang s’inquiète considérablement de la présence dans notre capitale de ces figures obscurantistes.

Selon le politologue Bilal Benyaich, il y aurait des milliers de salafistes dans notre pays. La plupart sont passifs, toutefois plusieurs centaines parmi eux militent activement à Bruxelles. Ceci est la conséquence de la volonté prosélyte notamment de l’Arabie Saoudite et de mouvements islamiques comme Les Frères Musulmans. L’Arabie Saoudite, «alliée de l’Occident» pompe des sommes faramineuses dans la diffusion de cette dangereuse idéologie dans les pays non musulmans et en particulier à Bruxelles. Bruxelles, capitale de l’Europe, contient aussi une population musulmane importante en constante croissance. Il s’y donne de nombreux cours d’Arabe et de formation religieuse dispensés par des fondamentalistes musulmans. Se pose également la question du financement de mosquées par l’étranger (comme la mosquée du parc du Cinquantenaire). L’influence saoudienne est donc bien plus importante que ce que les canaux d’information officiels ne laissent penser.

Ce n’est donc pas par hasard que des dizaines de jeunes rejoignent les combattants de l’IS. Comme il fallait s’y attendre, les tenants du politiquement correct réagissent avec stupéfaction lorsque cette radicalisation apparaît au grand jour. Pour le Vlaams Belang, les choses sont claires: tout ceci était prévisible et il faut même constater que cette radicalisation est bien plus profonde et plus étendue que ce qu’on veut bien avouer. Et que faut-il faire de ces jeunes lorsqu’ils reviennent en Belgique ? Comment réagir au fait que des extrémistes sont infiltrés au sein des groupes de réfugiés qui déferlent dans notre pays et dans l’Europe entière ?

Nous observons que les musulmans sont surreprésentés au sein de la population qui commet des délits et dans la population carcérale. Vu les déclarations et les menaces répétées à l’adresse de notre modèle de société de la part de représentants de l’islam à travers la planète entière et en tenant compte avec la stratégie de certains groupes fondamentalistes afin de recruter des jeunes dans certaines communes bruxelloises pour les former aux attentats-suicides, le Vlaams Belang propose de créer un Observatoire Bruxellois de l’Islam (OBI) composé d’islamologues, des représentants de la police fédérale, de la Sûreté de l’État et des ministères des finances et des affaires étrangères. Cet Observatoire Bruxellois de l’Islam tiendrait à l’œil de façon soutenue les comportements individuels de réseaux existants et les formations liés à l’extrémisme islamique. Les rapports d’activité de cet observatoire doivent être communiqués à l’autorité politique de tutelle. Il convient d’intervenir afin de prévenir toute action concrète visant à atteindre les intérêts de notre population ou nos intérêts économiques. Cette institution doit être parfaitement indépendante de toute idéologie et ne rédigera ses rapports que sur base de faits et de chiffres indiscutables.

*

  • Une zone de police bruxelloise et développement de la police de proximité

«Le Vlaams Belang plaide pour la fusion des six zones de police en UNE police qui doit couvrir l’ensemble du territoire de la Région de Bruxelles-Capitale. Cette zone unique doit être sous la tutelle d’un ministre bruxellois de la sécurité et les conseils de police doivent être directement élus lors de l’élection du Parlement de la Région de Bruxelles-Capitale».

Après la réforme des polices, il fut décidé en 2011 de regrouper les 19 polices communales bruxelloises en six zones de police. À cela s’ajoute la brigade des chemins de fer et la brigade du métro qui sont de la compétence de la police fédérale. Quoi qu’on ait prévu au niveau national que la police pourra communiquer facilement grâce au réseau Astrid, il faut constater que les zones de police bruxelloises travaillent plutôt en parallèle et non conjointement. Ceci signifie qu’en cas d’urgence, comme une poursuite par exemple, les agents ne sont pas en mesure de communiquer rapidement entre eux, sans oublier que vu les courtes distances géographiques, les frontières des zones sont rapidement dépassées. Le morcellement du paysage policier et les communications déficientes sont également des problèmes majeurs pour le travail d’enquête et de recherche. Ces séries d’erreurs sont exclusivement imputables à l’autorité bruxelloise. Les 19 bourgmestres différents, qui cumulent souvent leur mayorat avec un mandat parlementaire, ne veulent pas qu’on écorne leur pouvoir local. Ils veulent rester les maîtres absolus de ce qu’ils considèrent être LEUR police. Le fait que les services de police ne soient pas en mesure de rencontrer les demandes des habitants ne semble pas vraiment les émouvoir. Ce morcellement du paysage policier bruxellois va totalement à l’encontre de l’esprit et de la lettre de la réforme des polices. C’est la raison pour laquelle le Vlaams Belang plaide pour la fusion des six zones de police en UNE police qui doit couvrir l’ensemble du territoire de la Région de Bruxelles-Capitale. Cette zone unique doit être sous la tutelle d’un ministre bruxellois de la sécurité et les conseils de police doivent être directement élus lors de l’élection du Parlement de la Région de Bruxelles-Capitale.

Que cette fusion qui s’impose d’évidence, n’ait pas encore eu lieu, malgré le fait que l’ensemble des partis Flamands aient entre temps adopté le point de vue du Vlaams Belang est particulièrement suspect. Même le Président d’Honneur du Parlement régional, Walter Vandenbossche, en a pris conscience. C’est ainsi que début janvier, celui-ci déclarait au Standaard qu’il n’existait pas de politique de sécurité sérieuse dans le pays et à Bruxelles en particulier parce que tant le PS que la NV-A passent l’essentiel de leur temps à des petits jeux politiques. La NV-A dispose en effet de la possibilité d’imposer cette fusion salutaire au départ du niveau fédéral via le conseil des ministres. Hélas, malgré quelques déclarations tonitruantes à Bruxelles, la NV-A manque cruellement de courage pour imposer la fusion des zones de police dans la capitale. Dans le même-temps, le PS utilise le capharnaüm institutionnel de la sixième réforme de l’État comme paravent pour éviter d’initier une réelle politique de la sécurité à Bruxelles.

*

  • Demandeurs d’asile: uniquement dans des centres fermés

«Une politique de rapatriement n’est possible dans les faits que si les capacités des centres fermés pour illégaux sont drastiquement revus à la hausse. Concrètement, le Vlaams Belang propose une extension de la capacité d’au moins 5.000 places ».

Ce n’est évidemment pas d’aujourd’hui que Bruxelles exerce une force d’attraction pour les personnes en quête d’un sort meilleur. Ils viennent du monde entier. Le récent tsunami de réfugiés ne sera certainement pas le dernier.

Il est parfaitement incompréhensible que des demandeurs d’asile soient livrés à eux-mêmes dans nos quartiers sans qu’ils ne subissent le moindre contrôle digne de ce nom, de telle sorte qu’en cas de décision négative sur leur demande d’asile, ceux-ci peuvent plonger dans l’illégalité sans être inquiétés.

Les illégaux doivent être recherchés activement et ils doivent être internés dans des centres fermés pour illégaux dès qu’ils sont arrêtés pour ensuite être expulsés très rapidement vers leurs pays d’origine. Il n’est pas acceptable de se contenter de leur donner un «ordre de quitter le territoire». Le même procédé doit être appliqué pour les demandeurs d’asile déboutés. Une politique de rapatriement n’est possible dans les faits que si les capacités des centres fermés pour illégaux sont drastiquement revus à la hausse. Concrètement, le Vlaams Belang propose une extension de la capacité d’au moins 5.000 places. Le Vlaams Belang refuse de la façon la plus ferme toute forme de régularisation pour les étrangers illégaux. On ne peut en aucun cas coupler des droits au séjour illégal.

Des contrôles sévères ponctués de sanctions financières exemplaires doivent juguler la mise au travail et le logement d’étrangers illégaux. Il s’agit de faire cesser l’attractivité de la Belgique pour les immigrants clandestins. Les biens immobiliers loués aux illégaux doivent être confisqués. Le Vlaams Belang demande donc logiquement le renforcement des différents services d’inspection pour faire face à ces missions.

*

  • Abrogation du secret professionnel des CPAS pour les enquêtes du Ministère Public

«Une adaptation de la législation s’impose afin que les CPAS ne puissent plus se cacher derrière le secret professionnel quand une demande de coopération est requise par le Ministère public».

Le procureur général de Bruxelles n’y est pas allé de main morte avec les CPAS bruxellois dans sa traditionnelle mercuriale du début du mois de septembre 2015. Il s’y est montré singulièrement irrité par le manque de coopération des CPAS dans le combat contre la fraude sociale perpétrée par ceux qui sont partis mener un combat terroriste en Syrie.

Depuis octobre 2014, la police judiciaire fédérale de Bruxelles s’est penchée sur les cas de 78 combattants partis en Syrie et elle a rédigé autant de procès-verbaux pour fraude sociale. Quatorze personnes auraient perçu indûment 64.115,83 euros d’allocations de l’Onem et 18 personnes auraient perçu 19.042,21 euros à titre d’allocations familiales auxquelles ils n’avaient aucun droit.

Dans sa mercuriale de 2014, le procureur général annonçait le lancement du projet BELFI dans le cadre duquel la police judiciaire fédérale de Bruxelles devait enquêter sur les ressortissants belges partis se battre en Syrie et déterminer si ceux-ci jouissaient encore d’allocations de chômage, d’une aide CPAS, d’allocation maladie-invalidité ou d’allocations familiales. Dans le même mouvement, il s’agissait de déterminer si un certain nombre d’asbl avaient joué un rôle dans le recrutement de ces individus.

C’est cette action qui a permis la rédaction des 78 procès-verbaux qui ont été transmis aux auditeurs du travail concernés, de telle sorte qu’ils puissent à leur tour informer les organismes sociaux qui ont été abusés. Ceux-ci peuvent non seulement faire cesser le payement des allocations, mais ils peuvent également récupérer les sommes perçues indûment. Entre temps, ce ne sont pas moins de 17 asbl qui ont été contrôlées avec la plus grande rigueur et certaines d’entre-elles ne répondaient pas au prescrit légal. Aujourd’hui, les dossiers de sept asbl sont diligentés par le parquet de Bruxelles pour fraude sociale et fiscale.

Selon le procureur général, le projet répond aux attentes et sera poursuivi, mais il doit constater un manque de coopération suspect de la part des CPAS bruxellois. «Certains CPAS ne coopèrent pas et n’échangent aucune information. Cela rend l’approche multidisciplinaire du problème franchement problématique», constate le procureur général.

Il est dès lors impossible de déterminer les montants perçus et de connaître les mesures prises pour stopper le versement de ces allocations indues et pour la récupération de ces montants. Selon le magistrat, certains CPAS refusent de répondre et se dissimulent sous l’alibi du secret professionnel. Une adaptation de la législation s’impose donc pour faire cesser cette situation. Les CPAS devront répondre aux demandes de coopération requises par le Ministère public.

Afin d’offrir un meilleur service aux ayants droit et pour opérer un meilleur contrôle sur les revenus et dépenses, le Vlaams Belang propose de fondre les 19 CPAS en UNE institution sous la tutelle de la Commission Communautaire Commune.

*

  • Fermeture de la Grande Mosquée, des librairies radicales, des asbl et des mosquées radicales.

«Une sérieuse enquête sur le rôle de la Grande Mosquée de Bruxelles est nécessaire. Une mosquée qui est sous le contrôle de l’Arabie Saoudite; l’un des principaux financiers du terrorisme international en général et de l’EI et d’AL Qaeda en particulier».

Le prêche en faveur de l’islam radical, la haine de l’occident, l’inégalité entre les hommes et les femmes, le combat contre les incroyants,… ne s’exprime pas seulement derrière les murs d’un certain nombre de mosquées. Dans certaines asbl bruxelloises et dans des librairies radicales, la propagande fondamentaliste est proposée au vu et au su de chacun.

Même le ministre-président de la région bruxelloise, Rudi Vervoort (PS) souhaite mettre un frein à l’influence de l’islam radical venu d’Arabie Saoudite comme il l’a exprimé fin de l’année passée. Il demandait au gouvernement fédéral de mettre fin au bail emphytéotique contracté avec l’Arabie Saoudite pour la Grande Mosquée située dans le parc du Cinquantenaire. Ce faisant, Vervoort rencontre directement une demande du Vlaams Belang. Lors d’un débat au Parlement bruxellois en novembre 2015, le chef de groupe du Vlaams Belang, Dominiek Lootens déclarait: «Une sérieuse enquête sur le rôle de la Grande Mosquée de Bruxelles est nécessaire. Une mosquée qui est sous le contrôle de l’Arabie Saoudite; l’un des principaux financiers du terrorisme international en général et de l’EI et d’AL Qaeda en particulier».

Mais la cessation du bail emphytéotique de la Grande Mosquée seule ne suffit évidemment pas. Le Vlaams Belang plaide depuis longtemps pour un meilleur screening de toutes les mosquées de la capitale, de même en ce qui concerne les librairies – souvent elles aussi subsidiées par l’Arabie Saoudite – qui vendent de la littérature et des DVD extrémistes. L’Arabie Saoudite, comme «allié» de l’Occident – une considération qui a encore été récemment défendue bec et ongles par Peter De Roover  de la N-VA –  injecte des montants gigantesques pour la diffusion d’une idéologie dangereuse dans les pays non-musulmans avec une attention particulière pour Bruxelles. Entre autres, de nombreux cours d’arabe et de formation liées à l’islam sont dispensés par des musulmans fondamentalistes. De même que le financement de mosquées plus modestes interpelle. L’influence saoudienne est bien plus importante que la seule Grande Mosquée du parc du Cinquantenaire.

*

  • Actions contre les bandes – un enseignement vigilant

«La tolérance zéro s’impose à l’égard de ces bandes criminelles et la politique du classement sans suite doit être remplacée par une politique volontariste des poursuites».

Les dizaines de bandes criminelles qui infestent Bruxelles sont un véritable fléau pour la capitale et ses habitants. Elles comptent actuellement entre 500 et 600 membres répartis en 31 bandes. La bande la plus importante compterait une septantaine de membres. Le nombre de bandes a augmenté ces dernières années de 20 à 31 unités, mais le nombre de faits délictueux aurait baissé. Quoique la criminalité violente, elle a augmenté. En dix ans, on dénombre 18 tentatives de meurtre, avec ou sans issue fatale. Ces bandes contrôlent des parties entières de la ville parce que les services de police ont reçu l’ordre explicite d’éviter certains quartiers et de ne pas intervenir pour certains délits, comme le commerce de la drogue, le trafic de voitures, la prostitution de rue, le déversage illégal, etc. par peur que des émeutes puissent se déclencher.

Certaines bandes semblent également constituer le terreau fertile du recrutement pour les terroristes islamiques. Nous ne faisons pas allusion ici qu’aux bandes «traditionnelles», mais également à des groupes qui ne sont pas comptabilisés comme bande urbaine, comme par exemple les «Kamikaze Riders», une bande criminelle de motards qui a des liens avec l’EI et Al Qaeda et dont quelques membres ont été arrêtés pour suspicion de préparation d’attentats terroristes à Bruxelles.

La tolérance zéro s’impose à l’égard de ces bandes criminelles et la politique du classement sans suite doit être remplacée par une politique volontariste des poursuites.

L’enseignement bruxellois, tant francophone que néerlandophone, a pour tâche impérieuse d’observer pro-activement la radicalisation des jeunes et, lorsque cela s’avère nécessaire, il a le devoir de collaborer concrètement avec les services de police et de justice compétents. L’enseignement doit d’abord et avant tout constituer un contrepoids fondé et clair contre le récit de l’islam radical. Cet enseignement doit donner l’exemple en refusant les exigences et doléances de l’islam, comme l’adaptation des leçons de biologie ou d’histoire afin d’éviter de froisser les islamistes avec le darwinisme ou l’holocauste ou en proposant des repas halal à l’école, etc.…

*

  • Les prêches dans les mosquées obligatoirement en français ou en néerlandais

«Les prêches prononcés sur le territoire de la Région de Bruxelles-capitale doivent respecter les lois linguistiques en vigueur et ne peuvent s’exprimer qu’en français ou en néerlandais».

Un problème à ne pas sous-estimer pour les services de sécurité en charge de détecter les musulmans extrémistes est l’emploi de l’Arabe ou du Turc dans les mosquées. Indépendamment du screening des mosquées (voir point 1: Observatoire de l’islam) et de leur éventuelle fermeture (voir point 5: fermeture de la Grande Mosquée, des librairies radicales, des asbl et des mosquées extrémistes) il convient d’imposer que les prêches prononcés sur le territoire de la Région de Bruxelles-Capitale respectent les lois linguistiques en vigueur et ne puissent s’exprimer qu’en français ou en néerlandais.

*

  • Enquête et mise au jour des flux financiers en provenance ou en direction des djihadistes

«Il faut interdire le financement des mosquées bruxelloises par l’étranger»

«Il faut cesser toute forme de collaboration avec les États-criminels, avec des pays qui soutiennent et financent le terrorisme islamiste »

Le robinet financier dont profitent les djihadistes “bruxellois” et les musulmans extrémistes doit être définitivement fermé et le flux de moyens financiers qui part de Bruxelles vers les organisations terroristes et des États-criminels doivent être asséché.

Il est donc logique d’interdire le financement des mosquées bruxelloises par l’étranger. Il ne s’agit pas seulement de la Grande Mosquée qui est financée par l’Arabie Saoudite, il y a aussi d’autres mosquées, plus petites, qui reçoivent des fonds de Turquie, Dubaï, Albanie, etc. L’influence de l’étranger, souvent néfaste au sein des mosquées situées à Bruxelles, doit impérativement cesser.

Ces mosquées ou associations sont financées par des asbl qui à leur tour perçoivent des subsides de la part d’autres pays ou organisations religieuses. Là aussi des mesures s’imposent. Ces asbl doivent faire preuve de la plus parfaite transparence et doivent être en mesure d’indiquer l’origine de leurs ressources.

À côté de cela, le Vlaams Belang constate que des moyens importants quittent Bruxelles à destination de l’étranger. De nombreux terroristes partis en Syrie jouissent encore d’allocations diverses payées par la Belgique. De même que toutes sortes d’asbl, subsidiées ou non, arrivent encore beaucoup trop facilement à faire parvenir des moyens financiers à des organisations criminelles ou des groupements actifs à l’étranger. Le Vlaams Belang exige une enquête approfondie en ce qui concerne ces flux financiers et demande l’abrogation du secret bancaire dès qu’il y a suspicion de terrorisme, certainement en ce qui concerne les nombreuses petites entreprises spécialisées dans le transfert de fonds de et vers l’étranger. L’économie «au noir» qui sévit dans certains quartiers de Bruxelles constitue souvent une source de revenus pour les terroristes islamiques. Là aussi, il faudra faire place nette.

Enfin, le Vlaams Belang considère qu’il faut mettre fin à toute forme de collaboration avec les États-criminels et avec des pays qui soutiennent et financent le terrorisme. Pensons par exemple à la Turquie où le régime d’Erdogan est partie prenante dans le commerce du pétrole livré par l’État islamique. Chaque niveau de pouvoir de ce pays – et donc également la Région de Bruxelles-Capitale – doit stopper séance tenante toute forme de collaboration (accords divers, commerce, aide au développement, …) avec ces régimes et ces pays.

*

  • Action contre le trafic d’armes à Bruxelles

«La Justice doit disposer rapidement des moyens nécessaires pour mener une politique de poursuite sérieuse du commerce d’armes illégales à Bruxelles».

Bruxelles est depuis longtemps, avec Paris et Marseille, une plaque tournante du trafic d’armes. Les attentats contre Charlie Hebdo, le Bataclan, le TGV, etc… montrent à chaque fois un lien direct avec Bruxelles. Le fait que ce problème soit reconnu par Europol en dit long.

Aujourd’hui, il est plus facile de trouver une arme à Bruxelles qu’un médecin néerlandophone. Il est plus qu’urgent de réagir face à cette situation. Notons que nous ne sommes pas demandeurs d’un renforcement de l’arsenal juridique qui est déjà très sévère dans ce pays. Encore plus de coercition ne ferait que pénaliser davantage le citoyen qui veut se protéger et cela n’aura que peu ou pas d’effet sur les terroristes.

“Nous ne savons pas combien d’armes circulent en Belgique et à Bruxelles”, dit Nils Duquet de l’Institut Flamand pour la Paix, qui mène une enquête indépendante sur le marché des armes et la radicalisation: «800.000 armes à feu est une évaluation à la grande louche. Ce pourrait aussi être 2 millions» dit-il. Tout comme le chercheur Duquet, Brice De Ruyver dépeint la situation de la justice belge: «des situations dignes du 19ème siècle. L’ère du digital n’a jamais atteint les palais de justice». De Ruyver plaide surtout en faveur d’une méthode d’investigation radicalement différente. Actuellement, toute l’attention est d’abord focalisée sur le délit et ensuite sur l’auteur des faits, dit le scientifique: «Vous devez également pouvoir rapidement tracer quelle logistique a permise le crime, où ont-ils acheté leur matériel et leurs armes ? Cette question n’est hélas que trop peu prise en compte». L’enregistrement des saisies ne fonctionne pas bien et les résultats disponibles ne sont pas analysés.

À côté du trafic d’armes en provenance de l’étranger – essentiellement de l’ancien bloc de l’Est – le vol d’armes à feu est un second problème de dimension. En Belgique, on observe qu’il y a relativement beaucoup de vols d’armes. Les statistiques de la police fédérale montrent qu’il y a entre 1.600 à 2.100 vols d’armes et d’explosifs par an dans le pays.

La Justice doit disposer rapidement des moyens nécessaires pour mener une politique des poursuites sérieuse du commerce d’armes illégales à Bruxelles.

*

  • Action contre le trafic et le commerce des drogues

«Nous pouvons donc parler d’une circulation à double sens. L’État islamique trafique des drogues vers l’Europe pour engranger de l’argent et dans le même mouvement une partie des gains ramassés par les dealers en Europe – et donc également à Bruxelles – est ristournée à l’EI. L’EI passe donc deux fois à la caisse».

Abordons le sujet en citant un éditorial publié dans le journal néerlandais Volkskrant daté du 16 juillet 2014: «les criminels présentant un fond islamique ne se comportent pas de manière très pieuse, mais ils se perçoivent comme faisant partie de la communauté islamique mondiale. Ils n’éprouvent aucune gêne à défier les autorités, à l’exception de l’autorité religieuse, comme un imam ou une organisation islamique. Aussi subversives et désorganisées que puissent être leurs activités criminelles, ils ne se montreront jamais critiques ou méprisants à l’égard de l’islam et ils n’iront jamais à contre-courant des “affaires islamiques”».

Un “Belge” suspecté de terrorisme fut arrêté au Maroc fin décembre 2015. Cet homme, domicilié à Molenbeek, est connu comme l’un des financiers de l’État islamique. Il amasse ses fonds essentiellement par le trafic de drogue. Le terroriste Abdeslam (les attentats de Paris), également de Molenbeek, était aussi connu comme dealer de drogues. Son café à Molenbeek avait encore fait l’objet d’une fermeture forcée suite à des faits de drogues quelques semaines avant les attentats de Paris.

Les services secrets espagnols signalaient déjà en 2014 que les cellules européennes de l’État islamique, comme d’autres groupes djihadistes, utilisent leurs contacts afin d’utiliser le trafic de drogues pour financer leurs actions en Irak et en Syrie.

Selon des sources fiables, les djihadistes utiliseraient les routes du trafic de drogues pour passer des armes, des produits illicites et de nouvelles recrues d’Europe vers la Syrie et l’Irak. Des razzias organisées à l’encontre d’institutions charitables, qui financent le djihad, ont montré que l’on doit se concentrer plus sur le marché des armes illégales et de drogues comme la cocaïne, l’héroïne et le haschich.

Haras Rafiq, du thinktank anglais Quilliam Foundation, déclarait à Newsweek que le marché noir appartenait au «patrimoine de l’État islamique»: «regardez Al-Qaeda, qui a été repris par l’État islamique en Irak. Ils ont fait le trafic des diamants et des armes», et Rafiq ajoute «L’État islamique a accumulé beaucoup de biens depuis l’été dernier. Ils ont définitivement appliqué la tactique du marché noir à grande échelle et il est très difficile d’y mettre un terme».

Nous pouvons donc parler d’une circulation à double sens. L’État islamique trafique des drogues vers l’Europe pour engranger de l’argent et dans le même mouvement une partie des gains ramassés par les dealers en Europe – et donc également à Bruxelles – est ristourné à l’EI. L’EI passe donc deux fois à la caisse.

Edwin Bakker, professeur spécialisé en matière de terrorisme et contre terrorisme, affirme que les «anciens combattants» revenus de Syrie commettront plutôt des attaques à main armée afin de financer le djihad plutôt que de commettre des attentats. Cette dynamique illustre la symbiose qui existe entre criminalité et religion.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *