Une pharmacie sur 25 sera braquée en 2013, par Patrick Sessler

C’est ce qu’il resUne pharmacie sur 25 sera braquée en 2013, par Patrick Sesslersort d’une étude publiée par le Syndicat Neutre pour Indépendants (SNI) au début de cette année. La Dernière Heure n’hésite pas à parler d’«une effroyable projection». En 2011, ce sont 210 pharmacies qui ont été braquées. Christine Mattheeuws, la présidente du SNI souligne qu’il ne s’agit pas de statistiques extrapolées sur une année mais sur les cinq dernières années. Le phénomène prend cette ampleur, entre autre, parce que les braqueurs savent que les transporteurs de fonds disposent de systèmes qui détruisent l’argent en cas d’attaque et une partie de ces criminels se sont orientés vers le commerce de détail où circule plus de cash. Il faut ajouter sans aucun doute le phénomène de la circulation de milliers d’individus qui séjournent ici en parfaite illégalité et dont certains ne subviennent à leurs besoins qu’en commettant ce type de braquage «de proximité».

Ajoutons que leur illégalité pose, évidemment, un gros problème d’identification pour les forces de police. Rappelons-nous l’affaire du «braqueur de pharmacies aux lunettes de soleil». L’individu arrêté début décembre 2012 avait braqué 15 pharmacies à Bruxelles et dans le Brabant flamand pour un butin de 18.000 euros sur 12 attaques. Ses communes de prédilection étaient Anderlecht, Molenbeek et Laeken à Bruxelles et Vilvorde, Zaventem et Dilbeek dans le Brabant flamand. L’homme, au moment de son arrestation, ne disposait pas de domicile connu en Belgique.

80% de récidive

Le Vlaams Belang l’a dit et redit, la sécurité est la première des libertés. Il n’est pas admissible que les pharmaciens, et les autres petits commerçants, se rendent sur le lieu de leur travail la peur au ventre. Il existe quelques solutions en terme de techno-prévention comme les centrales d’alarmes et l’encouragement au payement par carte de banque, mais, comme le souligne la présidente du SNI, c’est au niveau de la Justice que les choses doivent bouger. Théoriquement, ce type de crime est passible de la cour d’assises avec à la clé une peine de cinq à vingt ans de réclusion. Aujourd’hui, en règle générale, ces affaires sont confiées au tribunal correctionnel sauf quand il y décès. «80% des braqueurs arrêtés récidivent, ce qui démontre bien que la sanction dont ils écopent n’est pas suffisante» clame Madame Mattheeuws en ajoutant que: «Nous voulons que tous ces braquages soient d’office jugés à nouveau devant une cour d’assises parce qu’un braquage considéré comme un délit ne donne lieu en correctionnelle qu’à une peine de maximum dix ans. Laquelle n’est plus que rarement exécutée jusqu’au bout en raison d’une libération conditionnelle».

La position du SNI reflète le plus parfait bon sens. Le Vlaams Belang constate depuis des années que la politique pénale des tribunaux subit de plus en plus de pressions et que la marge d’appréciation des juges en matière pénale va en diminuant alors qu’ils devraient, au contraire, disposer d’un arsenal pénal beaucoup plus étendu.

La non-exécution des peines prononcées constitue le point le plus délicat (parmi les nombreux manquements) de la politique de sécurité de ce pays. Il apparaît qu’en pratique, depuis un certain nombre d’années, une grande partie des amendes infligées ne sont pas perçues. Un nombre considérable des peines de travail ne sont pas effectuées et la majeure partie des peines de prison ferme ne sont pas exécutées. Il va de soi que cette impunité mine considérablement la sécurité dans notre société. Le système belge semble nourrir une incompréhensible aversion pour le principe même de la peine de prison.

Le Vlaams Belang veut rompre avec cette mentalité perverse. Nous sommes convaincus de la nécessité et de l’efficacité de la peine privative de liberté. Non seulement dans le chef du délinquant mais aussi et surtout pour l’ensemble de la société. Vivre et travailler en toute liberté et en toute sécurité dans son pays est un droit fondamental. Certains semblent l’oublier, trop occupés sans doute à défendre des causes lointaines ou à regarder leur nombril.

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