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Soyons vigilants: méfions-nous du Roi ! par Patrick Sessler

Soyons vigilants: méfions-nous du Roi !C’est la tradition, le Roi nous gratifie chaque année d’un discours toujours très attendu par les observateurs de la chose publique. Au fil des ans, nous avons déjà dû supporter quelques sorties mémorables à l’encontre du nationalisme, mais cette année-ci Albert II a perdu tout sens commun.

Citation: “En ces temps perturbés que nous vivons, soyons vigilants, et montrons-nous lucides face aux discours populistes. Ils s’efforcent toujours de trouver des boucs émissaires à la crise, qu’il s’agisse de l’étranger ou des habitants d’une autre partie de leur pays. Ces discours existent aujourd’hui dans de nombreux pays européens et aussi chez nous. La crise des années 30 et les réactions populistes de cette époque ne doivent pas être oubliées. On a vu le mal que cela fit à nos démocraties”. 

Parle-t-il du populisme du PS, du CDh et d’Ecolo à l’égard de l’électorat allochtone ? Parle-t-il de certains discours tenus dans les mosquées de son royaume ? Non, à l’évidence.

Albert II fustige le nationalisme, c’est un fait.

Le Roi n’aime pas le changement, il milite pour le maintien de la société en l’état.

Il préfère nettement les Dehaene et les Lippens à ceux qui posent les bonnes questions et proposent de bonnes solution aux VRAIS problèmes qui se posent à nous sur l’organisation et l’avenir de notre société, voire de notre civilisation.

Le souverain, par contre, ne s’intéresse pas du tout à l’intrusion de l’islam le plus fondamentaliste au sein des conseils communaux d’Anderlecht ou de Molenbeek-Saint-Jean. Il considère sans doute que ces élus du parti ISLAM sont des «boucs émissaires» qu’il convient de protéger contre les sbires du populisme.

Son discours n’est pas une mise en garde contre le populisme mais contre le peuple. Le peuple dont il se méfie. Le peuple qui n’observe pas la société multiculturelle depuis un château ou un yacht, ou derrière les vitres blindées d’une limousine, mais depuis la fenêtre d’un logement social ou à travers la vitrine d’un magasin ou dans l’autobus.

Nous connaissons cette méthode, usée jusqu’à la trame, qui consiste à qualifier de populiste (lisez fasciste) toute critique à contre-courant à l’égard du «modèle» démocratique belge. Cela permet d’éviter tout débat sérieux sur les VRAIS problèmes.

Quant à l’analogie faite avec les années trente, elle est tout simplement vulgaire.

Taisez-vous Albert II, vous ne savez pas de quoi vous parlez !