Suspendre les allocations familiales pour lutter contre l’absentéisme dans les écoles bruxelloises, par Patrick Sessler

Suspendre les allocations familiales pour lutter contre l’absentéisme dans les écoles bruxelloises, par Patrick SesslerLe Vlaams Belang le propose depuis des années en rencontrant une opposition farouche de la part de tout ce que le pays compte de gauchistes dans tous les milieux. On a hurlé aux «discriminations» aux «heures les plus noires de notre Histoire» et au «fascisme affirmé».

Pourtant, la loi est formelle: «Le droit aux allocations familiales peut être suspendu temporairement si l’enfant bénéficiaire ne répond plus aux conditions requises pour le droit aux allocations familiales. Il s’agit dans ces cas: de l’exercice d’une activité lucrative; de la perception d’une allocation sociale; de l’absentéisme scolaire; de maladie pendant la période d’attente du demandeur d’emploi».

Le nouveau président de la Chambre de Commerce et de l’Union des Entreprises de Bruxelles, Thierry Willemarck, vient de jeter un pavé dans la marre en affirmant qu’il faudrait pouvoir suspendre les allocations familiales pour lutter contre l’absentéisme dans les écoles bruxelloises.

Dans une interview au journal l’Echo, Thierry Willemarck va même beaucoup plus loin en désignant la cible privilégiée de cette mesure: «Le laxisme est trop important vis-à-vis des jeunes, en particulier d’origine maghrébine», «Il y a un trop grand laxisme vis-à-vis des jeunes. Il faut forcer la présence à l’école. Et ce n’est pas le rôle des professeurs mais des parents. Si cela ne s’améliore pas, il faut un pouvoir coercitif, par exemple suspendre les allocations familiales. Vous verriez les pères de famille reprendre les choses en main et obliger leur fils ou leur fille à aller à l’école», dit-il.

«Il ne faut pas tourner autour du pot, on a toute une population d’origine maghrébine. Ces enfants sont nés en Belgique, souvent d’une deuxième génération. On ne peut pas les qualifier comme des étrangers. Ce sont des Belges. Mais ils sont issus d’une culture différente et ils sont dans un environnement où – excusez-moi l’expression – il manque le coup de pied au cul».

On ne peut que se féliciter du fait que la «société civile» ose enfin prendre part au débat sur ces questions et surtout qu’elle le fasse sans se soucier de la stigmatisation probable de la part des directeurs de consciences qui guettent le moindre écart au politiquement correct.

Mais au fond, de quoi s’agit-il ? De la simple application des lois, ni plus ni moins. Combien de dossiers se sont-ils conclus par une suspension des allocations familiales dans des cas d’absentéisme scolaire répétés ? Très peu nous dit-on, mais cela mérite certainement une question parlementaire que le Vlaams Belang ne manquera pas de poser.

Autre question, une fois que la loi est appliquée et que les parents ramènent dare-dare leurs rejetons à l’école par la peau du cou de peur de perdre les allocs, ne faut-il pas s’attendre à une augmentation considérable de l’insécurité dans les écoles concernées ? Sans aucun doute ! Il faudra donc dans le même temps définir une politique inflexible sur cette question également. Nous ne pouvons laisser les professeurs livrés à leur triste sort face à des élèves forcés d’user leurs fonds de culotte sur les bancs de l’école parce que leurs parents ne veulent pas perdre l’avantage des allocations familiales, d’autant plus que ces élèves qui étaient encore en grave décrochage scolaire il y a peu, s’ils ont des difficultés avec l’apprentissage du français et toutes les autres matières et toute forme de discipline, sont par contre devenus spécialistes en sciences de la rue.

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