Sûreté de l’Etat: le VB veut une commission d’enquête parlementaire

stack of colorful binders in a officeLe Vlaams Belang dépose une proposition en vue de mettre sur pied une commission d’enquête parlementaire.

Les tentatives fébriles de la Sûreté de l’Etat pour nier qu’une enquête est menée sur les activités du Vlaams Belang et Filip Dewinter tournent au vaudeville. D’abord, le Vlaams Belang avait réussi à mettre la main sur une liste dite d’«organisations dangereuses pour l’Etat à suivre», où le Vlaams Belang reçoit la qualification «code jaune». Ensuite ont suivi les révélations de l’ancien collaborateur du parti, Bart Debie, qui s’est déclaré avoir été pendant des années l’informateur-espion de la Sûreté de l’Etat au sein du Vlaams Belang. Enfin, des images de la RTBF montrent la présence sur le bureau de l’administrateur-général de la Sureté de l’Etat d’un dossier intitulé «Filip Dewinter».

L’affirmation selon laquelle il n’y aurait pas d’enquête menée sur le Vlaams Belang paraît de moins en moins crédible. D’après les déclarations des ministres de la justice De Clerck et Turtelboom, ceux-ci n’auraient pas été mis au courant de la moindre enquête au sujet du Vlaams Belang comme l’oblige une directive du ministre de la Justice de 2009.

Ceci augmente encore la gravité de toute l’affaire. Cela semble indiquer que la Sûreté de l’Etat mènerait de sa propre initiative des enquêtes sur des politiciens et des partis politiques sans faire rapport à qui que ce soit. La Sûreté de l’Etat ne peut pas devenir un Etat dans l’Etat qui prend l’initiative de mener des enquêtes sur les activités de parlementaires élus démocratiquement et sur les activités de leurs partis. Cette institution doit se soumettre à l’ordre légal démocratique et rester sous le contrôle du Parlement.

Le Chef du groupe du Vlaams Belang à la Chambre, Gerolf Annemans, dépose une proposition de création d’une commission d’enquête parlementaire qui aura pour mission de diligenter une enquête sur les pratiques de la Sûreté de l’Etat. Dans cette commission, le ministre de la Justice et la Sûreté de l’Etat doivent prendre leur responsabilités en toute transparence concernant les enquêtes qui ont été faites, en l’occurrence l’observation de personnalités politiques et de partis politiques. Les conclusions de cette commission doivent offrir des directives claires basées sur des critères objectifs qui précisent les conditions de screening de personnalités politiques par la Sûreté de l’Etat.

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