Rencontre avec les têtes des listes bruxelloises du Vlaams Belang

Rencontre avec les têtes des listes bruxelloises du Vlaams Belang

Gerolf Annemans, tête de liste à l’Europe, Hilde Roosens, tête de liste à la Chambre, Dominiek Lootens, tête de liste pour le Parlement bruxellois, Frédéric Erens, tête de liste pour le Parlement Flamand

La symbolique mais néanmoins très importante liste pour la Chambre des représentants sera menée par Hilde Roosens. Hilde est née à Schaerbeek en 1961. Elle est une ancienne avocate au barreau de Bruxelles. Depuis 2008, Hilde travaille pour le Vlaams Belang au groupe parlementaire du Parlement bruxellois et au Service Juridique. Mariée, elle est la maman de deux enfants.

Pour le Parlement bruxellois, c’est Dominiek Lootens-Stael qui prendra la tête de la liste. Dominiek est né en 1964. Son expérience sera cruciale puisque Dominiek y siège depuis 1991. Marié, il est le papa de de quatre enfants.

Pour le Parlement flamand, c’est le président du Vlaams Belang en région bruxelloise, Frédéric Erens, qui endosse la responsabilité de mener la liste. Frédéric est né en 1968 et est le papa d’un petit garçon. Ce n’est pas un nouveau venu comme parlementaire puisqu’il a siégé au Parlement bruxellois entre 2004 et 2009.

Vérités Bruxelloises: Les médias francophones aiment à répéter que le Vlaams Belang veut «flamandiser» Bruxelles. Comment démentir cette absurdité ?

Hilde: Le projet du Vlaams Belang pour Bruxelles est depuis toujours un pour tous, tous pour un, quel que soit  l’appartenance linguistique, flamande ou francophone. On vous dit «Attention, ces nationalistes  Flamands sont des gens dangereux, ils n’ont qu’un objectif c’est de faire de vous de Flamands,  de vous réduire à l’état de néerlandophone et d’abolir vos droits de francophones». Ce n’est pas la façon dont nous voyons les choses. Notre action bilingue dans la capitale le démontre depuis de nombreuses années. Les Bruxellois sont néerlandophones ou francophones ou de préférence les deux et notre seule ambition est de réaliser une capitale qui devienne vraiment bilingue.

Frédéric: Lors de notre congrès du 1er décembre 2013, nous avons rappelé l’attachement indéfectible du Vlaams Belang à Bruxelles. Notre parti considère que francophones et néerlandophones peuvent sortir notre ville de la situation catastrophique où elle se trouve à condition de se respecter mutuellement et même de s’unir dans le combat sous la bannière du Vlaams Belang. Quelle que soit l’évolution institutionnelle du pays, nous garantissons à tous les Bruxellois la parfaite égalité des droits en matières d’usage des langues, d’enseignement, d’accès aux prestations culturelles, etc.

Dominiek: Notre ambition est de rendre la parole aux milliers de bruxellois qui ne se sont pas résignés à accepter la situation tragique où se trouve Bruxelles aujourd’hui. Nous disons ce que personne d’autre n’ose dire, parce que nous somme des femmes et des hommes libres. Heureusement, nous observons ce qu’on appelle en France, «la Lepénisation» des esprits et qu’on pourrait appeler une «belangisation» des esprits à Bruxelles. Que cette pensée positive s’exprime en français ou en néerlandais ne m’importe pas. Les Flamands et les Francophones sont confrontés aux mêmes problèmes et doivent se battre ensemble pour trouver des solutions concrètes. Pour y arriver, le respect mutuel me paraît une bonne base et ce respect entre personnes passe par le respect des lois, dont les lois linguistiques. Qui pourrait prétendre le contraire?

VB: La société multiculturelle est un échec que le Vlaams Belang avait prédit depuis plusieurs décennies. Que faire ?

Dominiek: Quiconque vis à Bruxelles ou visite Bruxelles ressent rapidement un malaise persistant. Au Parlement bruxellois un député sur cinq est musulman. Récemment, la presse s’est émue du fait qu’au Parlement Turc, des élues siégeaient voilées depuis peu. Au Parlement bruxellois, c’est le cas depuis 2009. Madame Mahimur Ozdemir, une élue du CDh, l’ancien parti social-chrétien, y siège voilée. Bruxelles à cet égard est bien «en avance» sur la Turquie de Monsieur Erdogan. Lors des élections communales, les élus «de la diversité» se sont surmultipliés. A Saint-Josse, personne n’a été surpris d’y voir élire le premier bourgmestre musulman du pays. Précisons que ce nouveau bourgmestre, Émir Kir, est un digne représentant du PS. Notre travail consiste à susciter une prise de conscience toujours plus grande de la population autochtone de la réalité des problèmes qu’engendre un immigration-invasion qu’elle n’a pas voulu. Que faire ? Continuer à interpeller dans les parlements, continuer à informer en publiant des informations non-censurées. Convaincre partout, autour de nous, avec des faits et des chiffres, loin de toute idéologie et des tabous.

Frédéric: Les Bruxellois de souche, découragés, fuient massivement la ville qu’ils ont tant aimée et ils sont remplacés par de «nouveaux bruxellois» de telle sorte que nous assistons à un véritablement remplacement de population. Inutile de dire que les premiers et les seconds ne partagent pas les mêmes habitudes de vote. Autre phénomène, le nombre de naissances comparées entre les familles autochtones et allochtones. Ce pays n’intéresse pas certains allochtones, en dehors des avantages divers qu’il prodigue. Alors que faire? Prenons par exemple l’initiative de la région flamande qui a publié une brochure bilingue intitulée «Migrer en Flandre; une introduction pour les familles immigrantes» destinée aux immigrés. Il y est expliqué comment il faut se comporter lorsqu’on veut s’installer en Flandre. Il y a de nombreuses remarques de fond à formuler sur cette brochure, mais le fait est qu’elle existe. Elle met les points sur les i dans toute une série de domaines touchant aux règles de vie dans une région européenne où la religion ne fait pas force de loi et c’est déjà un pas dans la bonne direction. Cette brochure, pourtant bilingue, n’a pas été distribuée à Bruxelles où, vous en conviendrez, ces problèmes sont d’une autre ampleur qu’en Flandre. C’est vraiment dommage! J’ajoute que ce genre d’initiative est littéralement inimaginable du côté francophone.

Hilde: Je ne veux pas généraliser ni simplifier à outrance, mais dans la mesure où vous entendez par «société multiculturelle» le modèle que l’on veut nous imposer dans ce pays, c’est clair que les choses ne fonctionnent pas comme elles le devraient. Parce qu’ici nous nous trouvons en face d’une  multiplicité de cultures différentes mais sans volonté de recourir à un dénominateur commun, sans respect  des  normes et des valeurs qui rendent, la vie en commun, la société possible. Une multiplicité de cultures, mais presque pas, ou en tout cas pas assez de société. C’est ce déficit-là qu’il faut compenser en exigeant de ceux qui viennent s’installer chez nous qu’ils fassent l’effort de faire partie intégrante de notre société, qu’ils en respectent l’identité et les règles, qu’ils s’intègrent. Il est clair que ces dernières décennies, dans le chef des partis au pouvoir, le laxisme et le calcul électoral ont prévalu dans ce domaine et qu’il ne sera pas simple de redresser la situation.

Ceci requerra non seulement le strict respect, sans exceptions, des lois existantes mais également le renforcement des obligations en matière d’intégration ainsi que des mesures plus contraignantes en matière d’immigration, d’accès au territoire et d’obtention du permis de résidence et de nationalité. Le tout assorti de la possibilité de renvoi de ceux qui ne s’avèrent pas disposés à respecter la loi.

VB: Quelle question politique attire-t-elle votre attention en ce moment ?

Frédéric: Le financement de Bruxelles. Les communes qui possèdent le plus grand nombre d’allocataires sociaux, notamment immigrés, et parmi eux un grand nombre de demandeurs d’asile et d’illégaux, sont en faillite. Ces communes présentent les nombres de contribuables les plus faibles. Ces contribuables sont donc beaucoup plus sollicités fiscalement que dans d’autres communes. Il faut bien trouver de l’argent quelques part. Ainsi, le contribuable déjà défavorisés par un environnement de vie difficile se voit contraints de payer toujours plus pour entretenir la cause de son malaise.

C’est ce qui explique que ces contribuables quittent massivement Bruxelloise, faisant baisser du coup encore plus le taux de revenu moyen. Ce qui entraîne, à nouveau, l’augmentation des efforts exigés des contribuables qui restent. Cette spirale infernale doit être stoppée si l’on veut sauver les finances communales bruxelloises.

Hilde: La question de la bonne organisation de la ville m’intéresse au plus haut point. Elle est évidement liée à la qualité du vivre ensemble de nos deux communautés linguistiques. Voilà pourquoi j’appelle de mes vœux un large front qui réunit les Bruxellois, qu’ils soient néerlandophones ou francophones, quelle que soit leur origine, pourvu qu’ils acceptent nos normes et nos valeurs.  Mais également d’autres Flamands, qui ont décidé de démontrer par leur engagement qu’ils entendent bien ne pas lâcher leur capitale. Parce que pour nous Bruxelles est notre capitale et nous entendons qu’elle le reste. Un front formé par nous tous, où que nous vivions, d’où que nous venions, tous des Bruxellois qui n’entendent abandonner ni leur ville, ni leur identité. Non seulement nous n’avons pas l’intention d’abandonner Bruxelles mais au contraire nous présentons un plan qui permet d’envisager un avenir meilleur pour notre ville et notre capitale, pour nous tous.

Dominiek: Je constate que nous perdons de plus en plus de liberté dans notre société orchestrée par la gauche, qui se trouve dans tous les partis d’ailleurs. Un des enjeux cruciaux du prochain scrutin est clairement la défense de nos liberté: La liberté de circuler quand on le veut à l’heure que l’on veut sur l’ensemble du territoire de notre ville, La liberté de manifester sans risquer une interdiction de la part d’un bourgmestre haineux, la liberté de se réunir sans que quelques super-démocrates autoproclamés n’exerce de pression sur les propriétaires de salles, la liberté de s’exprimer sans tabou sur des sujets qui touchent à la vie quotidienne de nos concitoyens, comme l’immigration et l’insécurité, la liberté d’aimer ou de ne pas aimer, la liberté de préférer son prochain à son lointain, la liberté de penser que notre civilisation est supérieure à toutes les autres, la liberté de vouloir faire disparaître une Union Européenne qui agit contre les intérêts des peuples européens. La liberté de voter pour le Vlaams Belang le 25 mai prochain, ce que je souhaite à tous nos courageux candidats que je remercie chaleureusement.

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