“Qui préférez-vous ne pas avoir comme voisin”, par Patrick Sessler

C'est parce que je suis blanche que tu m'insultes ? Stop au racisme anti-blanc !Tout le monde sait aujourd’hui ce que valent les sondages d’opinion, que ce soit sur les scores projetés des partis politiques ou sur les grands et petits sujets de société.

Chaque institution, nationale et internationale, publie par ailleurs ses statistiques annuelles, ce qui est une autre source inépuisable d’extrapolations diverses et il y a les études commanditées qui visent à démontrer «scientifiquement» tout et n’importe quoi.

Voilà les trois «sources» essentielles qui construisent les points de vue des partis politiques, des médias et de groupes de pression. Selon ses intérêts ou son inclination, le fureteur trouvera toujours un chiffre qui lui permet de démontrer «irréfutablement» qu’il a raison et que les autres ont tort.

Il y a évidemment deux façon d’appréhender ces données. La première consiste à les citer avec prudence en livrant tous les chiffres bruts en laissant au citoyen le loisir d’exercer son esprit analytique et critique: c’est ce que fait le Vlaams Belang. La seconde consiste à faire son marché, choisir les éléments qui peuvent servir les intérêts du groupe concerné et enrober le tout d’un charabia «sociologique» qui doit démontrer l’indémontrable: c’est ce que font tous les autres partis, les médias et les groupes de pression.

On se souviendra d’une interview octroyée au journal Le Monde par Cecilia Malmström, la Commissaire européenne des Affaires Intérieures. Elle y plaidait en faveur de plus d’immigration. «J’ai le sentiment, et c’est confirmé par des études, que le citoyen y est plus ouverts que certains politiciens. Il demande (le citoyen) plus d’informations et il a l’impression que certaines tendances veulent manipuler la réalité. Ces mêmes études démontrent d’ailleurs que l’immigration est un thème plus important pour certains milieux politiques que pour les électeurs» affirmait sans rire Cecilia MalmströmIl existerait donc «une étude» qui démontrerait que c’est le citoyen qui veut plus d’immigration et que ce sont des «milieux politiques» qui y sont opposés ! C’est le monde à l’envers. Mais lorsque la Commissaire Malmström est interrogée sur ses sources (les études qu’elle cite) par le député européen du Vlaams Belang, Philip Claeys, il apparaît qu’il s’agit d’une étude payée par… laCommission européenne elle-même.

«L’opinion des Belges sur les minorités»

Plus anecdotique, peut-être, une enquête EVS sur les valeurs des Belges et plus particulièrement sur «L’opinion des Belges sur les minorités». A la question «Qui préférez-vous ne pas avoir comme voisin ?», on obtenait le résultat suivant: 55% des Belges ne veulent pas de voisins drogués, 38% ne veulent pas d’alcooliques et 35% ne veulent pas d’extrémistes de droite. Plus bas dans la liste, nous trouvons les musulmans à 15% et les immigrés à 7%. Par ailleurs, l’étude montre que 39% des Belges «se sentent plus ou moins étrangers dans leurs propres pays, du fait du nombre d’immigrés présents en Belgique».

Alors, que faut-il en penser ? Est-ce bien le même panel de personnes qui se prononce de façon critique à 39% à l’égard des immigrés mais qui ne serait plus qu’à 7% lorsqu’il s’agit d’accueillir des immigrés comme voisins ? Surprenant tout de même ! Et si tout cela était une grosse blague comme seuls les sociologues sont capables de les ficeler ? Pour ma part, j’ai la chance d’habiter un immeuble où l’ensemble des habitants ne font pas partie des 35% d’allergiques à l’idée d’avoir un voisin «extrémiste de droite». Ils m’élisent d’année en année comme leur représentant. Sans doute parce que le Vlaams Belang n’est pas un parti extrémiste ?

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