Qui est Patrick Sessler ?

Patrick Sessler

Patrick Sessler

Patrick Sessler est né en 1958 dans une famille bruxelloise de commerçants.

Il a deux sœurs, Jeannine et Marie José.

Après des études primaires à Auderghem (commune bruxelloise), il va suivre l’enseignement technique en hôtellerie à Tournai (ITMA) où il sera interne durant cinq ans.

Ses professeurs le convainquent de «sauter» vers l’enseignement général afin de pouvoir poursuivre des études universitaires ultérieurement.

Après deux années en Sciences Humaines à l’Athénée Royal de Woluwe-Saint-Lambert, Patrick Sessler choisit de travailler.

Il s’engage comme volontaire momentané à l’armée pour ainsi remplacer avantageusement son service militaire. Il est affecté au 80ème d’artillerie à Delbrück, près de Cologne où il sera posté au Centre de Calcul. C’est durant cette période qu’il prendra sa carte au Front de la Jeunesse.

Cette adhésion et les opinions tranchées qu’il affiche lui valent d’être remercié par la Défense nationale. Il devait donc effectuer son service militaire. Il est affecté au 2ème Cycliste à Siegen dont la devise «Pour une dent, toute la gueule» lui correspond bien.

Après son service militaire, il est engagé comme civil par le ministère de le Défense nationale dans le secteur des Mess et Clubs. Il travaillera au Club Rubens à Siegen.

En 1989, Patrick Sessler s’occupe d’un stand à la Foire du Livre de Bruxelles. C’était l’époque où l’ «affaire Rushdie» était à son paroxysme. Une pétition d’une centaine de personnalités de l’Université Libre de Bruxelles affirmait que «La liberté d’expression est inconditionnelle ou elle n’est pas !». Le Parti des Forces Nouvelles, héritier du Front de la Jeunesse, était suffisamment victime des lois d’exception visant à limiter cette liberté d’expression que la Foire du Livre se révélait l’endroit idéal pour tester la détermination des personnalités pétitionnaires de l’ULB. Sur le stand intitulé «Libertés  89», se trouvait en vente toute une série d’ouvrages, certains plus provocateurs que d’autres, mais tous parfaitement légaux (comment pourrait-il en être autrement quand «la liberté d’expression est inconditionnelle» ?). Le stand «Libertés 89» a été expulsé manu militari au bout d’une semaine, sans que les «personnalités» de l’ULB ne s’en offusquent. Conclusion: la liberté d’expression ne souffre que d’une exception, celle de ceux qui se revendiquent de la droite nationale et populiste. C’est encore le cas aujourd’hui.

Résultat: retour vers la Belgique en immersion dans l’activisme politique.

C’est également en 1989 que Patrick Sessler adhère au Front National.

Élu une première fois comme conseiller communal à Schaerbeek en 1994, Patrick Sessler y siège rapidement comme indépendant suite à son refus de cautionner l’amateurisme, le chaos et les contradictions programmatiques du président de l’époque.

En 1996, Patrick Sessler se marie avec Monique Carpentier, originaire de Hasselt.

En 1997, il est approché par celui qui deviendra l’un de ses modèles en politique, Filip De Man.

Filip De Man avait été chargé par le Vlaams Blok de diriger la pré-campagne et la campagne pour les élections régionales de 1999. Le nom du commissaire en chef de Schaerbeek était déjà sur toutes les lèvres.

En septembre 1999, Patrick Sessler est engagé comme secrétaire du Vlaams Blok pour Bruxelles. Il organise rapidement le travail bruxellois de cette formation pour en faire une machine bien huilée. C’est grâce à cette expérience que Patrick Sessler est devenu ce que le journal «L’Echo» qualifie de «professionnel du management politique».

En 2000, Patrick Sessler est réélu comme conseiller communal sur la liste DEMOL.

En 2004, l’ancienne direction du Front National lui demande de revenir au FN, jurant que les mauvaises habitudes avaient été abandonnées et qu’un souffle nouveau soufflait. C’est sur base de cette promesse formelle que Patrick Sessler quitta le VB, en excellents termes d’ailleurs avec les instances bruxelloises et nationales du grand parti flamand, pour relever ce grand défi: construire un parti national et populaire qui s’inscrit durablement dans le paysage politique belge francophone.

Après de nombreuses péripéties et l’écartement de l’ancienne direction incriminée dans de nombreuses malversations, Patrick Sessler reprend la mouvement en main et tente de construire le parti national que les francophones méritent. Secrétaire général et vice-président du Front National, il travaille  sans relâche à la construction d’une véritable machine de guerre politique sur le modèle du Vlaams Blok/Belang.

Il a prêté serment en tant que député bruxellois le 18 janvier 2008.

Mais, finalement, le système belge n’a pas voulu d’un tel parti, il a donc TOUT mis en œuvre pour empêcher son développement: cordon sanitaire resserré, dotation financière gelée, etc…

En juin 2009 c’est l’échec, malgré un engagement total de la part des cadres et des militants du FN.

La vie continue, contrairement aux députés non-réélus des partis du système, les élus nationalistes ne sont pas recasés dans des institutions politisées jusqu’à l’os et c’est tant mieux. Notre idéal n’a que faire des petits avantages du régime, des prébendes et des passe-droits.

Après avoir travaillé professionnellement 11 années comme assistant parlementaire et comme parlementaire, il fallait donc se reconvertir dans la vie «civile».

Ce qui fut fait. Pendant près de deux ans et demi, il a travaillé dans le secteur de la sécurité à Bruxelles. Cette plongée dans la réalité, le contact avec des personnes très diverses, de la nettoyeuse turque au chef d’entreprise, fut extrêmement salutaire. Ce fut l’occasion pour lui de confronter ses idées avec la vie réelle, loin des cénacles politiques et du carcan des idéologies. Patrick Sessler en a retiré une expérience plus que précieuse et des amitiés «pour la vie» avec ses collègues.

En août 2012, les instances bruxelloises du Vlaams Belang ont approché Patrick Sessler en lui proposant de retravailler pour le grand parti nationaliste flamand afin d’y renforcer l’équipe bruxelloise. Depuis le 10 septembre 2012, Patrick Sessler a repris sa place derrière son bureau dans le bâtiment du VB place Madou à Bruxelles. Il y travaille avec un jeune universitaire de 25 ans, Bob De Brabandere et avec son ami de toujours Frédéric Erens, Président du VB à Bruxelles. Ils forment une équipe soudée qui se complète bien.

Patrick Sessler était troisième de liste pour le Vlaams Belang à Schaerbeek.

Le 14 octobre, le VB a connu un sérieux revers électoral. L’objectif est désormais de remonter la pente dans la perspective des élections européenne, fédérales et régionales de 2014.

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Petit questionnaire de Proust

Quel est votre livre préféré ?

Il n’y en a évidemment pas qu’un seul, ma bibliothèque est très éclectique. Parmi mes inclinations littéraires, il y a certainement «Cyrano de Bergerac» d’Edmond Rostand, «Mort à Crédit» de Louis Ferdinand Céline, «La Police Politique» de Léon Daudet, «Vu de Droite» d’Alain de Benoîst, «Le Banquet des Léopards» d’Alphonse Boudard, les grand dialoguistes du cinéma français comme Michel Audiard, Janson, Jacques Prévert. Les auteurs de science-fiction américains comme Philip K. Dick, Théodore Sturgeon et tous les livres d’H.P. Lovecraft. Ma plus grande émotion littéraire reste «La légende des Siècles» de Victor Hugo et plus particulièrement «le Crapaud».

Quelle est votre activité préférée ?

Je dois reconnaître que j’adore regarder la télévision. J’aime aussi ne rien faire. M’occuper de mes chats. Bref, je suis assez casanier.

Quel est selon vous le fait historique le plus remarquable ?

La Reconquista.

Quelle musique préférez-vous ?

Le Hard Rock symphonique finlandais, notamment Apocalyptica, Nightwish et Stratovarius. Le folk-hard-rock de Tyr, groupe issu des îles Féroé (ils chantent de nombreux titres dans leur langue: étonnant et superbe). Le groupe suédois Pain. Les groupes américains Manowar et Dio. Le groupes allemands Blind Guardian, Rammstein et Oomph! et le groupe italien «Rhapsody». Dans un autre genre, j’aime aussi les White Stripes. Le Blues et le Boogie. ZZ Top. Les grands groupes de la musique dite progressive des années 70 comme Genesis, Pink Floyd, King Crimson. Les géants du rock comme Led Zeppelin, Deep Purple, Aerosmith, Les Stones. Un groupe près new-wave: les «Doctors of Madness». J’adore Brel, Brassens, Reggiani, Souchon, Capdevielle, Cabrel… En classique je suis envoûté par la sonorité du violoncelle. J’écoute énormément de musique baroque.

Quelle est votre devise ?

«Si ceux qui disent du mal de moi savaient exactement ce que je pense d’eux, ils en diraient bien davantage !»

(Sacha Guitry)