Question de bon sens, par Patrick Sessler

Pouvoir du peupleNous, nationalistes, nous avons raison depuis des décennies sur l’immigration et ses effets secondaires comme, entre autres, la criminalité.

Les faits, chaque jour, démontrent combien nos analyses ont été et sont encore pertinentes a contrario de tous les discours officiels sur la question.

Il fallait faire taire les dissidents, ceux qui avaient l’outrecuidance de penser et de dire que l’immigration massive n’était peut-être pas un conte de fées et qu’elle pouvait même se révéler un cauchemar.

Alors, les vieux partis de l’establishment ont voté des lois d’exception pour limiter notre liberté d’expression et de mauvais procès nous étaient faits pour nous museler définitivement. Nous avons été conspués, maudits, accusés de toutes les perversités par les politiques, mais aussi par la presse, les syndicats et les ligues de la bien-pensance, alors que nous nous contentions de faire un constat clinique d’un phénomène qui se développait au grand jour. Il ne fallait d’ailleurs pas être devin pour entrevoir ce qu’allait être la situation d’aujourd’hui.

Nous pourrions être frustrés d’avoir eu raison alors que tant d’autres somnolaient, bercés par les discours lénifiants sur «la multiculture source inépuisable d’enrichissement». Cela n’a jamais été notre cas.

Bien sûr, les événements tragiques qui ont touché tant de familles, à Paris comme à Bruxelles, ces derniers mois sont des tragédies absolues, mais nous constatons que des consciences se sont éveillées suite à ces atrocités.

Une colère sourde gronde

Nous connaissons tous un vieil ami, un collègue, un membre de la famille qui pérorait en faveur de la société multiculturelle et les prodiges de la civilisation arabo-musulmane et qui n’en ratait pas une pour fustiger le Front National ou le Vlaams Belang. Le fait est qu’aujourd’hui, il arrive fréquemment que le même bonhomme tienne désormais des propos incendiaires, d’un racisme échevelé et propose des solutions ultraradicales, très éloignées de celles proposées par les partis patriotiques d’ailleurs. Du coup, les billevesées intégrationnistes sont balayées et les grands discours sur la «différence» et la “démocratie” sont oubliés. À la place, c’est une colère sourde qui gronde suite à la prise de conscience par nos concitoyens qu’on leur a menti pendant si longtemps. Ils ragent d’avoir été dupes et ragent encore plus de voir qu’il y a encore des concitoyens qui sont anesthésiés par le «pas d’amalgame», nouveau mot d’ordre du politiquement correct.

Partout le bon sens progresse

Nous observons que dans pratiquement tous les pays européens, le bon sens progresse malgré une presse hostile, les diffamations ou les moyens de l’État mis au service de l’élimination d’un concurrent politique comme ce fut longtemps le cas pour le Vlaams Belang et comme c’est encore le cas en France à l’égard du Front National. C’est aussi le cas aux États-Unis en ce moment contre Donald Trump.

Aucune propagande n’a pu et ne pourra jamais étouffer le bon sens. Le bon sens est fils du sens commun, le fait que chaque individu formant une population partage le même point de vue sur les choses de la vie que les autres individus, forme le sens commun. Génération après génération, le sens commun, et donc le bon sens, a forgé notre mode de vie et notre droit qui nous permet de vivre en harmonie.

Nos apprentis sorciers ont tellement encouragé l’immigration extra-européenne qu’aujourd’hui, une ville comme Bruxelles, est submergée. Il y des communes où les allochtones (essentiellement des Arabo-musulmans, des Turcs et des Noirs) sont proches de devenir majoritaires (c’est déjà le cas à Saint-Josse-Ten-Noode). Inutile de dire que le «sens commun» de ces populations n’est pas le même que le nôtre, ce qui a comme conséquence dramatique que leur vision du droit est également diamétralement différente (voire opposée) du nôtre. Ceci constitue une difficulté majeure à faire cohabiter ces différentes visions du monde dans un même espace territorial et administratif. Une grande partie de nos populations autochtones l’ont compris, surtout ceux qui doivent vivre dans les quartiers à haute densité de populations allochtones.

Identité, souveraineté et liberté

En Autriche, les deux grands partis au pouvoir depuis 1945 sont éliminés dès le premier tour des élections présidentielles et c’est le FPÖ, le parti frère du Vlaams Belang et du Front National en Autriche, qui caracole en tête avec 36,7%. Suivent les écolos avec 19,7%. Au second tour, le candidat vert est proclamé gagnant mais une plainte du FPÖ fait annuler le scrutin. Ce «troisième tour» programmé le 4 décembre 2016 verra probablement le candidat du FPÖ l’emporter. À notre plus grande joie.

En France, Marine Le Pen incarne seule le vrai changement et elle domine sans partage le paysage politique français. Et même en Belgique, où certains avaient déclaré le Vlaams Belang moribond, voilà qu’il engrange plus du double des intentions de vote en comparaison avec les dernières élections de 2014.

Ajoutons à cela le tremblement de terre politique que constitue le Brexit, où on a vu le peuple se réapproprier son propre destin. Aujourd’hui même, nous voyons un gouvernement wallon faire un bras d’honneur à l’Union Européenne et ses ukases dans le dossier des «accords» avec le Canada et demain les États-Unis et il faut s’en réjouir, même si les motivations du parti socialiste ne sont pas d’une pureté immaculée (il s’agit de juguler le dépassement du PS par le PTB sur sa gauche). Autant d’indications qui montrent que des notions comme l’identité, la souveraineté et la liberté sont au centre des préoccupations des peuples européens. Nous savons maintenant qu’il n’y a pas de prospérité et donc d’emploi et de protection sociale sans une identité forte, une souveraineté qui se fait respecter et la liberté de s’exprimer sans entrave. C’est en cela et en défaut de cela que l’Union Européenne est de plus en plus perçue comme une dictature froide et cynique.

Totémisation des «droits acquis»

Nous pouvons donc nous réjouir du réveil de nos populations à qui on a pourtant imposé un véritable lavage de cerveau médiatique et scolaire pendant des dizaines d’années. Par contre, il faut bien constater aussi que le personnel politique des partis traditionnels et le monde syndical et associatif financés avec l’argent des contribuables restent figés dans leurs modèles sociologiques et culturels estampillés mai 68. Le conservatisme est aujourd’hui à gauche avec pour exemple frappant la totémisation des «droits acquis». Personne à gauche comme à droite n’ose dire les choses comme elles sont: s’il faut aujourd’hui revenir sur certains «droits acquis», c’est parce que les partis de droite comme de gauche se sont laissé prendre en otage par les banques et par un pouvoir supranational à savoir l’Union Européenne. Personne, à part les nationalistes, n’a vu arriver le drame du dumping social créé par les travailleurs venus de l’Europe de l’est. Aveuglés par l’idéologie et par l’obsession de s’approprier les voix allochtones, cette gauche a précipité nos travailleurs nationaux dans la précarité au nom d’excellents sentiments, ce qui jusqu’à présent les a exemptés de se remettre en question. Et puis il y a bien sûr un cynisme achevé dans le chef de nombreuses figures éminentes des partis de gauche pour qui l’immigration est un fonds de commerce. Les vieux partis et les syndicats comptent sur les voix des allochtones pour remplacer celles perdues au profit, notamment, des partis patriotes. Quant aux associations, les subsides divers et multiples qu’elles engrangent leur permettent de payer des salaires, parfois importants, à des individus placés là par les partis immigrationnistes. Cette catégorie d’individus est sourde à tout bon sens.

Il faut se réjouir de voir nos compatriotes, de tous niveaux économiques et culturels, libérer leur parole. La majorité cesse d’être silencieuse et elle se réapproprie l’espace public laissé pendant plus d’un demi-siècle à une gauche dominatrice et même totalitaire par une droite libérale de l’establishment veule, rapace, égoïste et paresseuse.

Toutes ces années de combat n’ont donc pas été vaines. Il convient, aujourd’hui plus que jamais, de rendre hommage aux générations de militants nationalistes qui ont travaillé sans ménager leurs efforts pour défendre leurs idées et qui ont posé les jalons de cette véritable révolution à laquelle nous assistons et participons à l’heure où nous parlons.

«Belangisation» des esprits

Certains politologues français parlent volontiers de “lepenissation” des esprits et, par extension, il n’est pas absurde de dire qu’en Flandre il y a une réelle “belangisation” des esprits. C’est d’ailleurs ce qui a permis dans un premier temps à la N-VA de dominer l’espace politique (avec la complicité des médias afin d’éradiquer le Vlaams Belang). Aujourd’hui les choses se remettent en place et le Vlaams Belang retrouve son électorat. Une fois de plus, l’original triomphe de la pâle copie. Les nationalistes, par cette «belangisation» et cette «lepenisation» des esprits ont rempli leur mission et accompli leur devoir face à l’histoire et c’est une belle victoire dont il faut être fier.

Les nationalistes ont toujours été en première ligne, armés du seul bon sens et ils le seront encore à l’avenir, c’est dans leur nature et c’est leur vocation.

Patrick Sessler Ancien député bruxellois

Patrick Sessler
Ancien député bruxellois

 

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