Pourquoi l’absentéisme de longue durée explose en 2014, par Patrick Sessler

Pourquoi l'absentéisme de longue durée explose en 2014, par Patrick SesslerJe l’ai déjà écrit à plusieurs reprises sur ce site: on persiste à oublier un élément majeur pour comprendre l’explosion de l’absentéisme de longue durée.

Chaque fois que de nouveaux sommets sont atteints on ressort «le vieillissement de la population, la pénibilité du travail, la charge émotionnelle très lourde inhérente à certaines professions ou le manque de reconnaissance».

Nos universités se penchent fébrilement sur le phénomène du burn-out, le patronat se gratte la tête et les syndicats dénoncent les conditions de travail.

L’absentéisme est passé de 4,81% en 2013 à 5,12%  en 2014, soit un taux jamais atteint jusqu’à présent (ces chiffres sont livrés par le secrétariat social SD Worx, sur base de données glanées auprès de 17.282 entreprises et organisations).

Ce taux d’absentéisme s’explique en grande partie par les maladies de longue durée (de 1 à 12 mois d’arrêt de travail). Ces maladies de longue durée ont quasi doublé en six ans au point que leur nombre dépassent désormais les maladies de courte durée.

Alors, quelle est cette explication ignorée par nos facultés de sociologie, le patronat, les syndicats, les médias et les politiques ?

Tout simplement le fait que certaines mesures misent en place ou annoncées par le gouvernement ont fini par complètement dégoûter les travailleurs, et plus particulièrement les plus de cinquante ans, et qu’un bon nombre d’entre eux a considéré que la maladie de longue durée était une rétorsion légitime au changements des règles du jeux en cours de partie, notamment en ce qui concerne les interruptions de carrière, la prépension, et la pension.

Ils considèrent comme de la légitime défense de gérer leur fin de carrière de cette façon, sans doute parce qu’ils avaient fait des projets familiaux et que les mesures du gouvernement ont saccagé tous leurs rêves. D’autres justifient leur désertion en pointant du doigt les «cadeaux» offerts aux demandeurs d’asiles, les illégaux et autres fonctionnaires européens. Ils en ont marre de travailler pour payer la facture d’une «générosité» qu’ils ne souhaitent pas, mais prodiguée en leur nom par des hommes et des femmes politiques dont une partie importante des revenus n’est pas imposable et qui sont grassement payés avec l’argent des contribuables. Après avoir dilapidé les caisses de l’État dans des politiques de coopération aux quatre coins du monde et en menant une politique d’immigration qui fait exploser la sécurité sociale on leur demande aujourd’hui de travailler plus longtemps pour des prunes alors qu’au même moment leur petite épargne ne rapporte plus un radis.

Bien sûr qu’il y a une majorité de vrais malades, ils le sont même tous à des degrés divers, mais ils allaient travailler quand même, avec un mal de dos, avec un moral à zéro, avec de la fatigue chronique, etc…  Mais désormais, plus questions de se sacrifier pour un système qui les méprise. Ils vont voir le médecin et se font porter pâle, pour longtemps. Qui oserait le leur reprocher ?

3 réflexions au sujet de « Pourquoi l’absentéisme de longue durée explose en 2014, par Patrick Sessler »

  1. Lana

    BJ
    Je viens de faire un infarctus pour stress au travail. G 63 ans et il me reste un peu plus de 3 ans à faire.
    Je suis paniqué à l’idée de devoir retourner sur mon lieu de travail ?
    Y aurait-il une solution pour moi comme longue maladie, incapacité ou autre.
    Merci, g vraiment besoin d’aide
    Cdlt

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