PLAN STOP A L’INSECURITE: les 50 mesures concrètes du Vlaams Belang

Image3La sécurité est un droit. Ce sont surtout les villes qui sont confrontées à une augmentation de la criminalité et des nuisances liées à la drogue. Mais les communes et villages ruraux sont également de plus en plus visés par les cambrioleurs et les malfaiteurs. Les partis traditionnels restent inertes face à l’insécurité. En cette année électorale, le Vlaams Belang donne la priorité à la lutte contre la criminalité, comme il le fait d’ailleurs depuis des décennies. Non seulement la criminalité en elle-même, mais également le sentiment d’insécurité de la population a fortement augmenté. Chaque année un quart de la population est victime de la criminalité. Un habitant sur dix est confronté à des faits de vol ou de vandalisme sur son véhicule. Quotidiennement 275 cambriolages sont commis dans notre pays. Un habitant sur trois estime vivre en insécurité.

La Flandre, en ce compris Bruxelles, est un grand réseau de petites villes et de communes. Les problèmes spécifiques des grandes villes feront inévitablement leur apparition dans les villes de taille moyenne et dans les banlieues vertes autour des villes dans les prochaines années. La diversité des groupes de population et des formes de délinquance n’augmentent pas uniquement à Bruxelles, Anvers ou Gand, mais également dans des villes telles qu’Ostende, Courtrai, Malines, Vilvorde ou Turnhout,… (notons que le même phénomène s’observe dans la partie francophone du pays). La délinquance s’étale telle une tache d’huile sur tout le pays. La nécessité d’une politique sécuritaire locale efficace, soutenue par les autorités régionales et fédérales, se fera donc de plus en plus sentir à l’avenir.

La peur doit changer de camp

L’augmentation de la délinquance mais aussi de l’important sentiment d’insécurité au sein de la population, sont la conséquence du manque de fermeté des autorités fédérales, régionales et communales actuelles. Souvent les situations d’insécurité auxquelles sont confrontés les citoyens sont considérées par les autorités comme des sentiments purement subjectifs et  «imaginaires». Ceci provoque le ressentiment et le mécontentement des personnes qui sont confrontées régulièrement à la délinquance et à l’insécurité dans leur environnement immédiat.

Ce que les autorités qualifient de «petite» délinquance est souvent traumatisant pour les victimes. La délinquance va d’ailleurs de plus en plus de pair avec l’extrême violence. L’agression à l’encontre des prestataires dans les services d’urgences, dans les transports en commun ou dans les écoles mène à la frustration et à la colère. L’autorité communale a un rôle essentiel à jouer dans le développement d’une politique de sécurité locale ferme et adéquate.

Le plan STOP du Vlaams Belang apporte une alternative à la gestion défaillante de la sécurité et de la police dans nos villes et nos communes. Le Vlaams Belang veut que la peur change de camp et opte résolument pour une approche musclée de l’insécurité croissante et de la délinquance pour que nos villes et communes redeviennent à nouveau sûres et agréables à vivre.

Filip Dewinter

Les prémisses du plan-STOP

 

De la fermeté vis à vis de la délinquance

Plus de sécurité comme priorité numéro 1

Notre conviction profonde est que les dirigeants actuels n’ont pas la volonté politique de faire usage de fermeté à l’égard de l’insécurité.

Pour beaucoup de dirigeants de nos villes et de nos communes, la sécurité n’est pas une priorité. C’est inacceptable. L’autorité doit veiller au respect du droit fondamental qu’est la sécurité. La police locale doit également se sentir soutenue par le bourgmestre et le collège dans sa lutte contre la délinquance. C’est insuffisamment le cas en de nombreux endroits. La police se montre conciliante dans de nombreux quartiers et de multiples formes de délinquance sont tolérées simplement pour éviter des troubles. La grande frustration de la population et de la police concerne aujourd’hui l’incapacité manifeste de la justice à réagir fermement et même parfois son manque de volonté à agir: la justice ne parvient pas à maintenir les délinquants en état d’arrestation suffisamment longtemps et donc à sévir rapidement. Par un manque de place criant dans les prisons et une loi sur la privation de liberté très limitative, les parquets et les juges d’instruction remettent souvent les auteurs de délits en liberté dès après leur audition, même lorsqu’ils ont commis des faits graves. La loi Salduz (approuvée par les partis de la majorité ainsi que par la N-VA) complique à tel point l’interrogatoire des suspects arrêtés que beaucoup de délinquants sont aujourd’hui relâchés sans même avoir été entendus!

L’impunité règne

Depuis des années, nos parquets et tribunaux d’instruction, centres nerveux de la lutte contre la délinquance, sont sciemment négligés. La plupart des délits sont classés sans suite, même lorsque leurs auteurs sont connus et qu’il s’agit de faits graves, en raison d’un manque d’effectifs et de moyens nécessaires. Sans parler du refus manifeste de la justice de faire exécuter les peines prononcées. Si, jusqu’à il y a quelques années, les peines de prison effectives inférieures à six mois restaient inexécutées, cette mesure est actuellement étendue à la plupart des peines inférieures à trois ans. La plupart de ces peines sont commuées en un court régime de port d’un bracelet électronique, peine qui met en outre de longs mois à se réaliser. Nulle part au monde l’impunité atteint les mêmes proportions que chez nous. Une tel laxisme fait de notre pays le pôle d’attraction des délinquants du monde entier. Il va sans dire que cette impunité provoque une importante démotivation des policiers et constitue un véritable «stimulant» pour les délinquants.

De toute urgence une police et une justice régionalisée

Le Vlaams Belang veut que le laisser-faire et le laxisme prennent fin et opte résolument pour une approche ferme de la délinquance. Le système belge va exactement dans le sens contraire: les suspects sont de plus en plus choyés et ils sont relâchés de plus en plus vite. Il devient difficile de faire condamner des délinquants (depuis peu ils peuvent même «racheter» leur peine de prison) et les peines prononcées ne sont pas ou partiellement exécutées, de plus, la prison devient vers une sorte d’internat de luxe. Au niveau belge ce système ne risque pas d’être inversé rapidement parce que le parti socialiste persistera à s’opposer à toute politique plus coercitive. Le Vlaams Belang veut que la compétence totale en matière de justice, de prisons et de police, soit transférée aux niveau régional. C’est la seule méthode que permettra une vraie modernisation de notre politique sécuritaire. Puisque le gouvernement Di Rupo bétonne plus que jamais le niveau belge, la voie de l’indépendance demeure la seule issue pour aboutir à une Justice moderne.

Véritable tolérance zéro

Criminalité urbaine: le Vlaams Belang avait raison à Bruxelles comme ailleurs

Pendant des années le Vlaams Belang s’est retrouvé seul à marteler que nos villes étaient très peu sûres. Seul le Vlaams Belang osait proposer la tolérance zéro comme solution. Les politiciens des partis traditionnels se bornaient à minimaliser les faits et à rendre la législation de plus en plus permissive. Après l’horrible meurtre sur Joe Van Holsbeeck, âgé de 17 ans, commis en pleine gare centrale à Bruxelles, il devenait paradoxalement encore plus difficile de faire incarcérer des délinquants mineurs. Et un coup fatal porté sur le chauffeur d’autobus anversois, Guido De Moor, par un «trublion» mineur marocain n’entraîna pas du tout de restriction de la loi Lejeune, pourtant promise par Verhofstadt. Au contraire, la libération conditionnelle s’est davantage généralisée sous son gouvernement.

Ce n’est qu’en 2010 qu’un changement est intervenu par l’introduction de la soi-disant tolérance zéro à Anderlecht, lorsque toute une école supérieure établie à Cureghem dût déménager d’urgence à Schaerbeek. Du coup la tolérance zéro est devenue la politique officielle du gouvernement dans le quartier concerné. La présence policière a été renforcée. La police recevait des instructions particulières et des renforts en hommes. Même la Justice promit une politique plus musclée. Mais ce qui s’est passé à Anderlecht peut difficilement être qualifié de véritable tolérance zéro. Une bonne collaboration entre police et justice ainsi qu’une procédure en flagrant délit manquent toujours. De même, rien n’a été entrepris pour lutter contre l’économie parallèle qui continue de sévir dans le quartier, encore aujourd’hui. Cette sécurité renforcée, en se cantonnant à un seul quartier, s’est révélée trop limitée. Mais c’était la démonstration indiscutable que le Vlaams Belang avait raison.

Broken Windows

Le Vlaams Belang veut la tolérance zéro dans chaque quartier, dans chaque ville ou commune subissant une criminalité disproportionnée rendant la vie de nos concitoyens impossible. La tolérance zéro implique que chaque délit donne lieu à une réaction immédiate de la police, des autorités et/ou de la justice. Chaque fait ou phénomène entraînant une augmentation de l’insécurité dans un quartier ou dans la ville, doit donner lieu à des poursuites. Il s’agit de la théorie de la «Broken Window». Selon cette théorie, la délinquance et les nuisances dans un milieu urbain peuvent être anticipés. Une vitre brisée non réparée indique que personne ne se préoccupe réellement de l’immeuble. Bientôt de nombreux autres carreaux seront cassés et le bâtiment et rapidement la proie du vandalisme et des tags. L’immeuble est ensuite squatté et celui-ci se délabre inexorablement. Un tel immeuble fait tache dans la rue. Une tache qui s’étendra rapidement dans toute la rue. Si le comportement perturbateur n’est pas immédiatement corrigé ou réprimé, l’auteur en déduit que personne ne se soucie de ses actes et celui-ci poursuit tranquillement ses agissements illicites et délictuels. La conséquence immédiate en est l’aggravation du délabrement du quartier. La réalité visible de la délinquance augmente la probabilité d’être un jour sois même victime d’un délit ce qui crée un climat de peur persistante au sein des habitants du quartier. Ce qui reste dans le quartier d’organisation et de liens sociaux disparaissent, laissant ainsi le champ libre à la délinquance et au délabrement.

Rétablir le droit et l’ordre

La tolérance zéro est un concept total impliquant que tous les acteurs concernés soient impliqués. Elle doit rapidement inverser la tendance et faire reculer les dégradations, le délabrement, les détritus non ramassés, le déversement clandestin d’immondices, le vandalisme, le fléau de la drogue et toutes les formes de nuisances. Sinon les problèmes subsistent. Il s’agit donc d’éradiquer les problèmes à la racine. Un effet choc est nécessaire dans les quartiers où sévissent délinquance et nuisances pour pouvoir inverser la tendance. La délinquance et les nuisances sont en effet structurées par rapport à un certain espace. Certains environnements semblent attirer et/ou générer la délinquance plus que d’autres. L’engrenage délictueux se concentre en effet de préférence dans certains quartiers problématiques de zones urbanisées (grandes villes). Pour rendre ces quartiers à nouveau vivables, il faut commencer par renoncer à tolérer les «petits» délinquants, les jeunes agressifs traînant dans la rue et autres fauteurs de troubles.

Une politique musclée

Pour nous, la vraie tolérance zéro va de pair avec une politique musclée impliquant tous les acteurs actifs de la sécurité au sens large du terme. Ainsi la police doit se faire épauler par des services tels que l’inspection sociale et économique, l’inspection sanitaire, les sociétés de transports en commun, le pouvoir communal, l’inspection et les services du logement, le service des étrangers et des douanes. Ceci permettra d’agir systématiquement à l’encontre des activités économiques illégales: magasins de nuit, boutiques de téléphonie et restaurants qui ne respectent pas les lois et règlements, a.s.b.l. douteuses, trafiquants de voitures, travail au noir et locations illégales, contrefaçons, etc.

Il n’est possible d’inverser le mouvement et d’évoluer vers une environnement où il fait bon vivre dans ces quartiers qu’à la condition que les autorités persévèrent dans leur action en poursuivant et condamnant effectivement les auteurs des faits constatés (et donc également en expulsant les illégaux). Cette nouvelle dynamique doit logiquement rétablir l’économie légale. La police doit être épaulée tant par les autorités que de la justice. La police ne peut demeurer motivée qu’à condition de se savoir soutenue par les autorités et de voir le résultat concret de son intervention. Ce travail ne doit pas uniquement viser le contrôle de la criminalité mais doit surtout dynamiser sa régression.

Poursuites et sanctions: fermeté et diligence

Renforcement des parquets et des tribunaux d’instruction

La politique des poursuites des parquets et le travail des juges d’instruction est boiteux dans la plupart des arrondissements judiciaires en raison du grand manque de moyens. Les magistrats du parquet par exemple sont accablés par les tâches administratives. Les juges d’instruction doivent gérer de très lourds dossiers sans la moindre assistance sérieuse. Le manque de personnel et de moyens est particulièrement flagrant dans les arrondissements urbains. Ceci a trop souvent pour conséquence la non poursuite des délits «légers» ou «insignifiants». Par ailleurs, l’examen de délits plus importants traîne en longueur, au point d’atteindre bien trop souvent la prescription. Le Vlaams Belang plaide par conséquent pour une sérieuse amélioration des conditions de travail des parquets et des tribunaux d’instruction pour qu’ils puissent à nouveau fonctionner comme une machine bien huilée et faire ce à quoi ils sont destinés: aider à résoudre et à poursuivre les délits.

Les autorités communales et les collèges de police doivent également collaborer plus étroitement avec les parquets, pour que ceux-ci puissent réagir plus rapidement et plus efficacement contre la délinquance et puissent, par exemple, mettre en pratique la tolérance zéro. Ceci nécessite la conclusion systématique d’accords de collaboration.

Il y a quelques années, la lourde surcharge de travail et le manque d’effectifs au niveau des parquets a engendré la création des sanctions administratives communales (SAC). L’outil peut s’avérer utile et efficace pour sévir en matière d’infractions de police bien qu’il présente de sérieux manquements (par exemple l’absence d’un juge impartial et les droits de la défense qui sont très limités). Néanmoins, le Vlaams Belang n’est pas partisan de remplacer systématiquement les sanctions correctionnelles par des sanctions administratives. De telles sanctions (et délits) sont de cette manière soustraites à l’attention des parquets parce qu’il n’en est plus fait mention dans le casier judiciaire. Les parquets doivent en cette manière effectuer un retour en arrière et assumer à nouveau pleinement leur responsabilité. Le recours aux SAC devrait donc se limiter au délits mineurs lorsque le parquet renonce clairement à poursuivre et celui-ci doit le faire savoir à l’autorité locale.

Un arsenal de sanctions plus important pour les juges

La politique pénale des tribunaux subit de plus en plus de pressions. La marge d’appréciation des juges en matière pénale va en diminuant alors qu’ils devraient, au contraire, disposer de d’un arsenal pénal beaucoup plus étendu. Ainsi, les juges au pénal devraient pouvoir condamner les récidivistes beaucoup plus lourdement. Pour les récidivistes dangereux et les auteurs de crimes crapuleux et/ou terroristes, nous voulons des peines assorties de mesures de sécurité garantissant une véritable perpétuité.

Le juge pénal doit être revalorisé et non pas limité dans son travail. Nous sommes également fortement opposés à l’extension des arrangements amiables pour les délits graves. Payer pour échapper à une peine de prison est selon nous immoral et injuste, cela a des relents de justice de classe.

Nous voulons également l’introduction d’une procédure généralisée et effective du flagrant délit pour des délits simples, inspirée du modèle français ou hollandais, où le suspect reste en principe derrière les barreaux jusqu’à sa condamnation. C’est une réponse ferme et rapide qui découragera les délinquants récidivistes.

Une justice crédible :

Les peines doivent être exécutées

Suppression de la  «loi Lejeune» et forte augmentation du nombre de cellules

La non-exécution des peines prononcées constitue le point le plus délicat (parmi les nombreux manquements) de la politique de sécurité de ce pays. Il apparaît qu’en pratique, depuis un certain nombre d’années, une grande partie des amendes infligées ne sont pas perçues. Un nombre considérable des peines de travail ne sont pas effectuées et la majeure partie des peines de prison ferme ne sont pas exécutées. Il va de soi que cette impunité mine considérablement la sécurité dans notre société. Le système belge semble nourrir une incompréhensible aversion pour le principe même de la peine de prison. Cette impunité, clairement néfaste, ne sera certainement pas abandonnée à court terme par les autorités au pouvoir. Même après l’augmentation annoncée du nombre de cellules, le gouvernement ne veut pas voir augmenter le nombre de prisonniers: seul importe le confort du prisonnier (une personne par cellule).

Le Vlaams Belang veut rompre avec cette mentalité perverse. Nous sommes convaincus de la nécessité et de l’efficacité de la peine privative de liberté. Non seulement dans le chef du délinquant mais aussi et surtout pour l’ensemble de la société. La peine de prison doit être réévaluée selon le modèle hollandais où elle a retrouvé son effet dissuasif. Nous sommes par conséquent partisans de l’abolition de la loi dite «Lejeune». Les peines courtes tout aussi bien que les peines longues doivent être effectivement purgées telles qu’elles ont été prononcées. Ce n’est pas avec la méthode actuelle que la justice redeviendra crédible et que nos magistrats pénaux retrouveront le respect qui leur est dû. Nous plaidons concrètement pour une augmentation de la capacité carcérale de 9.000 unités aujourd’hui à 15.000 unités au lieu des 11.000 places prévues. Les prisons existantes d’Anvers, Termonde et Bruxelles ne peuvent pas être détruites mais doivent au contraire être conservées et rénovées.

De la fermeté en matière de délinquance juvénile

Droit pénal de la jeunesse et davantage de places dans les institutions

La part des mineurs d’âge dans la délinquance augmente continuellement. Le phénomène se constate surtout dans les (grandes) villes. La moitié des voleurs à la tire à Anvers est mineur d’âge. Un vols à main armée sur trois est perpétré par des jeunes de 15 à 16 ans, souvent au moyen d’armes blanches. Les suspects arrêtés par la police anversoise sont de plus en plus jeunes. Ainsi un nombre impressionnant d’auteurs de braquages n’a pas plus de 14 ans. Les cambrioleurs ont souvent entre 14 et 15 ans. Les groupes de criminels les plus importants proviennent d’Europe de l’Est ou sont des allochtones d’origine marocaine. Ces constatations sont pour le moins déconcertantes.

Contrairement à tous les pays voisins, qui disposent d’un droit pénal de la jeunesse moderne, nous continuons à nous attarder dans l’idéologie dépassée de la protection de la jeunesse prévalant dans les années ’60. A la grande frustration des juges de la jeunesse, il n’y a pas d’arsenal pénal disponible permettant de prononcer de vraies peines. Ceci laisse les juges pratiquement impuissants face à la délinquance juvénile, d’autant plus que le nombre de places en institutions fermées est beaucoup trop réduit. Ni le Gouvernement wallon, ni le Gouvernement flamand ne font face à leurs responsabilités. La durée de la guidance dans ces institutions est beaucoup trop courte.

Le Vlaams Belang veut dès lors qu’un droit pénal de la jeunesse soit rapidement introduit à l’instar de celui de nos pays voisins. Pour pouvoir juger avec célérité, nous plaidons pour une procédure en flagrant délit d’extrême urgence pour les auteurs qui sont pris sur le fait, comme aux Pays-Bas. Les jeunes délinquants connaissent leur peine en quelques jours et purgent leurs peines effectivement.

Nous voulons également une considérable extension du nombre de places dans les centres fermés pour jeunes délinquants existants et dans les maisons d’arrêt pour les jeunes délinquants récidivistes dans les grandes villes.

Les problèmes d’armes et de drogue dans et autour des écoles doivent également être endigués. L’école doit présenter un environnement sûr et libre du fléau de la drogue par excellence. Un lieu où les parents peuvent laisser leurs enfants en toute tranquillité. Combattre la délinquance dans et autour de l’école doit être la priorité absolue. Le trafic de drogue dans et autour des écoles doit être radicalement réprimé. Les nuisances créées par des jeunes trainant dans les rues (molestation des passants, vols dans les magasins environnants) doivent également être poursuivies.

Le vandalisme n’est pas un jeu: la fermeté s’impose

Le Vlaams Belang est d’avis que le vandalisme doit être sévèrement réprimé. Le vandalisme n’a rien de ludique, il contribue au délabrement des quartiers et engendre la délinquance. Tolérer le vandalisme est interprété par de nombreux délinquants comme le signal que la police et/ou les autorités ont cessé de contrôler le quartier. Pour les citoyens, le vandalisme est source d’irritation et de frustration.

Le Vlaams Belang a plaidé, entre autres à Malines et à Anvers, pour la création d’un fonds d’indemnisation des victimes des émeutes et du vandalisme (à grande échelle). L’intervention du fonds pourrait être réclamée à l’occasion de faits ponctuels mais également dans le cadre du vandalisme à grande échelle et à répétition. Malgré la prise de mesures de sécurité, il est en effet possible qu’avant, pendant ou après une manifestation publique, qu’elle soit autorisée ou non, des biens de citoyens innocents soient endommagés. Puisque l’autorité publique est responsable du maintien de l’ordre, il n’est que logique qu’elle supporte également une partie de la responsabilité matérielle lorsque le coût du dommage ne peut pas être récupéré à charge des auteurs.

Drogue hors du quartier, hors de la ville!

Le Vlaams Belang est contre toute forme de légalisation de la drogue. La tendance ne pourra être inversée qu’au moyen d’une approche tous azimuts: un réseau étendu d’accueil des drogués en ce compris des centres d’hébergement d’urgence et une attention particulière en matière de prévention.

Malgré le fait que la problématique de la drogue dépend surtout des niveaux international, fédéral et régional, le Vlaams Belang plaide également pour une approche locale proactive. Les villes et communes disposent en effet de suffisamment de marge pour recourir à des moyens (supra)locaux pour faire face aux problèmes que pose la drogue. Par ailleurs, le bourgmestre doit recourir sans aucune réticence à sa compétence en matière de police dans le cadre de la problématique de la drogue.

La lutte contre les stupéfiants doit se retrouver en tête de liste des priorités des villes et des communes. Ne serait-ce parce que, plus que jamais auparavant, tant de jeunes ont expérimenté avec les drogues. La moitié des 16-17 ans a déjà essayé du cannabis ou d’autre drogues, un sur cinq se définit même comme un utilisateur régulier. Malgré cela, seule une école sur trois mène une véritable politique active contre la drogue. La possession et l’utilisation effective de drogue à l’école doit être fermement combattue. A cette fin des campagnes de prévention sont indispensables. Des contrôles de police au sein de l’école doivent être possibles lorsqu‘il s’avère que le phénomène ne se limite pas à un cas unique.

Le Vlaams Belang veut d’urgence augmenter le nombre des contrôles surprises anti-drogue dans la circulation, dans les écoles, dans les discothèques et lors de festivités diverses. Les drogués doivent d’abord faire l’objet de soins, la répression ne vient qu’en second ordre. Le Vlaams Belang est partisan de favoriser la multiplication d’initiatives d’accueil en centres fermés pour les drogués. Par contre, l’échange de seringues, les espaces pour les utilisateurs et autres initiatives encourageant l’usage de stupéfiants ne feront pas partie de ce plan d’assistance.

La répression vient par contre en premier ordre lorsqu’il s’agit de trafiquants, de producteurs ou de dealers de drogue qui incitent les jeunes à l’usage de la drogue en utilisant des enfants pour la distribuer. Les trafiquants de drogue méritent les peines les plus lourdes.

Faire face aux nuisances de la drogue

La drogue ne pèse pas uniquement sur le travail de la police et de la justice, elle signifie également une lourde charge pour l’ensemble de la société. La drogue s’accompagne en effet de nuisances considérables telles que la prise de possession de l’espace public, l’abandon de seringues infectées, les disputes, les bagarres, les comportements inadaptés, la saleté des quartiers, la délinquance… qui contribuent fortement au sentiment d’insécurité. De telles formes de nuisances ne se limitent plus depuis longtemps à quelques grandes villes. Aujourd’hui presque chaque commune y est confrontée. Certaines villes et communes doivent par ailleurs faire face à la problématique spécifique du tourisme lié à la drogue. Le Vlaams Belang constate que, suite à la politique de tolérance généralisée vis-à-vis de la drogue, la police et la justice portent beaucoup trop peu d’attention à la délinquance liée à celle-ci. Pour nous, ce genre de phénomènes doit faire l’objet d’une étude approfondie. Il faut réagir avec la plus grande fermeté, certainement maintenant que les Pays-Bas ont introduit le «wietpas» (Autorisation d’acheter de la drogue dans les coffee shop délivrée par les gérants de ces établissements sous certaines conditions). Une tolérance zéro absolue s’impose.

Rompre le tabou de la criminalité étrangère

Le Vlaams Belang est partisan d’une politique neutre et objective en matière de délinquance. Mais il ne veut pas non plus que la lutte contre la délinquance ignore l’origine ethnique des auteurs, certainement et surtout au niveau local. Une bonne politique sécuritaire se doit d’en tenir compte. Fin mars 2012, 4.947 des 11.242 détenus étaient étrangers. Ceci correspond à 44% de la population carcérale (42% des condamnés). Aucun chiffre officiel n’existe quant au pourcentage global d’allochtones derrière les barreaux mais selon diverses estimations il avoisinerait les 70%. Le nombre de détenus marocains (sans les nouveaux belges) se situe depuis des années aux alentours de 1.100 ou 10% de la population carcérale. Multiculturel rime hélas de plus en plus souvent avec multicriminel. Le nombre d’étrangers contraint à ce jour de purger effectivement sa peine de prison est négligeable. De plus, nous apprenons régulièrement de la part de la police ou du ministère public que des délinquants étrangers confiés au Service des Etrangers disparaissent dans la nature et ne sont donc PAS détenus dans un centre de fermé en vue de leur expulsion.

S’enfuir la tête dans le sable n’a pas de sens. Le tabou concernant la délinquance étrangère doit disparaître. Nous voulons que les statistiques de la délinquance, tant de la police que du parquet, stipulent également l’origine des suspects et des auteurs, le niveau de la peine encourue et la peine exécutée. C’est aujourd’hui le cas aux Pays-Bas. Lorsque il est connu que les Nord-Africains sont responsables de 32% du trafic de drogue et les Turcs de 0,2%, il serait tout à fait logique de renforcer la surveillance de la population marocaine par rapport à ce délit.

Le Vlaams Belang plaide pour l’enfermement systématique et le rapatriement immédiat des étrangers illégaux et des demandeurs d’asile ayant commis des délits. Cette peine doit être assortie d’une mesure d’interdiction à vie de revenir sur le territoire. Pour de petits délits, le caractère dissuasif de cette mesure est en effet beaucoup plus important qu’une peine de prison symbolique. Ceci nécessite la création à court terme de centres de retour fermés pour des délinquants illégaux, demandeurs d’asile ou étrangers susceptibles d’être renvoyés, par exemple après avoir purgé leur peine.

Pour le Vlaams Belang, d’autres étrangers ayant encouru une peine effective de plus de six mois devront être renvoyés dans leur pays d’origine et frappés d’une interdiction à vie de revenir sur le territoire. Les pourparlers avec les pays d’origine (Maroc, Algérie, Congo, Turquie, Pakistan…) concernant l’exécution des peines dans ces pays devront être intensifiés. Les conditions qui permettent ces pourparlers devront être considérablement assouplies. Nous voulons également que les «nouveaux  Belges», ayant encouru une peine de prison effective d’au moins un an soient privés de leur nouvelle nationalité et du droit de résidence.

Autorités et citoyens, des «partenaires en matière de sécurité»

Un cadre de vie sûr est important pour tout le monde. Mener une bonne politique sécuritaire suppose de pouvoir faire appel au sens de la responsabilité de la population et à son soutien actif. La participation et l’engagement des citoyens sont par conséquent d’une importance primordiale. Le Vlaams Belang est d’avis que les riverains et les associations de quartier doivent être considérés comme des partenaires de discussion à part entière. Lors de l’élaboration des plans de sécurité, une table ronde participative sous l’égide des autorités communales doit précéder son application. Des enquêtes de sécurité locales peuvent s’avérer un bon instrument permettant de traduire les besoins en matière de sécurité des citoyens dans les plans de sécurité.

Le Vlaams Belang veut un plan de sécurité clair, transparent et localement intégré contenant des objectifs clairement déterminés et quantifiables dont les résultats feront l’objet d’un rapport annuel communiqué à la population.

Un échevin à la sécurité est souhaitable dans chaque commune. Compétent en matière de sécurité tant sur le plan policier que social, cet échevin jouera un rôle central au sein de l’organisation locale de la sécurité. L’échevin à la sécurité sera supposé avoir de l’expertise en matière de sécurité. Une nouvelle répartition des responsabilités échevinales suppose un débat concernant les compétences et la redéfinitions des priorités, certainement pour les tâches de la police. Il ou elle travaillera en étroite collaboration avec tous les partenaires et services locaux ayant de par leur compétences un rôle à jouer sur le plan de la politique de sécurité.

Le succès de la politique de sécurité requiert que tous les partenaires s’inscrivent dans la même logique globale. La sécurité est en effet une responsabilité partagée de l’autorité et des citoyens comme «partenaires en matière de sécurité».

Ainsi les autorités locales se doivent de promouvoir le nombre de réseaux locaux d’information (RLI). Il en résultera une collaboration plus étroite entre les citoyens et les autorités, surtout dans les quartiers commerçants. De tels RLI doivent être encouragés parce qu’ils permettent une bonne communication entre les commerçants et les services de police.

Le Bourgmestre doit exercer ses compétences

Le bourgmestre (en collaboration étroite avec l’échevin à la sécurité) doit, face à l’insécurité et la délinquance – et en application de la philosophie de la tolérance zéro en matière de délinquance- avoir davantage recours à ses compétences en matière de police. Ainsi le bourgmestre pourrait-il sanctionner les établissements générant des nuisances par une fermeture temporaire ou définitive. Il peut systématiquement faire arrêter administrativement les personnes créant des nuisances pour une période de douze heures. Il peut ordonner des contrôles systématiques d’identité pour débusquer des illégaux ou des personnes recherchées. Il peut organiser des contrôles systématiques visant le port illégal d’arme. Il peut décréter une interdiction de se trouver sur la voie publique à l’égard de personnes créant systématiquement des nuisances, etc. Dans de nombreuses villes néerlandaises la police organise de fréquentes «fouilles préventives» et des quartiers entiers sont alors bouclés, puis tout le monde est contrôlé et fouillé. Des études démontrent que cette méthode est efficace pour faire baisser les chiffres en matière de port illégal d’arme.

Une criminalité grandissante exige plus de policiers

Il existe actuellement un préoccupant problème de recrutement tant au niveau de la police fédérale que locale. Le manque de personnel est de l’ordre de 400 et de 1.015 unités respectivement. De surcroît les zones locales se retrouvent encore davantage sous pression depuis qu’il a été récemment décidé par le niveau fédéral de destiner prioritairement 400 policiers à Bruxelles. Ceci sans parler des 1.500 départs annuels alors que les arrivées depuis la création des écoles de police en 2009 ne sont que de l’ordre d’à peine 1.000 aspirants au grade d’inspecteur. Beaucoup de zones de police sont en outre confrontées à un manque de moyens. La disproportion manifeste dans la répartition des moyens fédéraux entre la Flandre et la Wallonie a pour conséquence que dans certaines zones en Flandre, faute de moyens, les emplois vacants ne peuvent plus être pourvus.

Le Vlaams Belang veut qu’une solution soit trouvée de toute urgence au manque dramatique de policiers. Cela suppose tout d’abord que plus de moyens soient libérés et qu’ensuite les capacités des écoles de police soient augmentées sans porter atteinte à une sélection rigoureuse et sérieuse.

Plus de bleu dans les rues

Est-ce que le Vlaams Belang veut un état policier? La réponse est clairement non, mais nous avons besoin d’une police qui soit disponible et proche du citoyen. La police doit être plus présente dans la rue dans le cadre de l’exercice effectif de ses fonctions relatives au maintien de l’ordre dans l’espace public. Par la présence de la police dans les rues nous ne voulons pas seulement dire que nous sommes favorables à plus de bleu mais que nous voulons également davantage de patrouilles de police en civil afin de permettre la constatation d’un plus grand nombre d’infractions.

Nous avons en effet besoin d’une police qui puisse agir fermement sur le terrain contre la délinquance. Les policiers doivent pouvoir se consacrer à leur tâches principales à savoir le maintien effectif de l’ordre public: la détection de faits délictueux, assurer l’aide d’urgence et le travail de quartier.

Bien qu’un certain nombre de mesures positives aient déjà été prises, force est de constater que les policiers sont encore trop occupés par des tâches administratives diverses qui pourraient tout aussi bien être confiées à du personnel administratif: la recherche de mauvais payeurs d’amendes pour infractions au code de la route, les contrôles en matière d’abandon d’animaux, le traitement de demandes pour placer des panneaux de circulation pour les déménagements, etc. Le Vlaams Belang veut que ce genre de tâches soit confié au maximum à du personnel-Calog (personnel civil auprès de la police) et aux fonctionnaires communaux.

En outre la police locale est aujourd’hui engagée lors de grandes opérations de maintien de l’ordre (matches de foot). Ceci devra être à l’avenir la tâche de la police supra-locale (provisoirement encore fédérale).

Vers un service d’enquêtes inventif et proactif

Un service d’investigation efficace est essentiel pour qu’une police soit crédible. Il ne suffit pas que des enquêteurs locaux se bornent à réagir lors d’un dépôt de plainte pour un délit. Ils doivent au contraire détecter la délinquance de manière proactive dans leur zone, la cartographier et lancer les poursuites. Ceci suppose un grand engagement et de la flexibilité de la part de ces personnes qui doivent être également disposées à se recycler régulièrement. Elles doivent également être incitées à collaborer intensivement avec les services de recherche des zones environnantes et de la police fédérale. Les autorités locales doivent veiller à ce que les services de recherche soient suffisamment équipés en termes de personnel, ce qui n’est actuellement, hélas, pas le cas dans de nombreuses zones. Les autorité locales doivent également offrir à ces services toutes les opportunités et tous les moyens pour qu’ils puissent bénéficier des techniques de recherche les plus avancées.

La fusion des zones de police doit être encouragée

Compte tenu du nombre de tâches toujours plus étendu, notamment suite à la Loi Salduz et celle relative au port d’armes. Compte tenu également de la nécessité de spécialisation et de l’activité croissante du grand banditisme, une opération de fusion de nombreuses petites zones de police est devenue inévitable. L’accord de gouvernement Di Rupo est sur ce plan beaucoup trop flou: il se limite à encourager les fusions et à promouvoir toutes sortes de collaboration sur une base purement volontaire. Nous sommes d’avis qu’une zone de police ne peut fonctionner véritablement que lorsqu’elle dessert au moins 75.000 habitants ou si elle compte plus de 150 policiers. Nous voulons que le gouvernement fédéral prépare une opération de fusion concrète pouvant déjà être exécutée lors de la première moitié de la législature locale à venir. Il faudra évidemment consulter les autorités locales et étayer scientifiquement le choix des partenaires en sécurité. Dans chaque zone de police il faut au moins un commissariat local ouvert 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24.

Réhabiliter la fonction d’agent de quartier

Pour le Vlaams Belang, l’avenir réservera également un rôle préventif et proactif très important à l’agent de quartier. Il doit être, avant tout, un interlocuteur central visible pour les citoyens, surtout lorsqu’il apparait que de «petits problèmes» risquent de s’envenimer. En ne l’encombrant plus d’un tas de tâches administratives qui n’ont en général rien à voir avec le fait de garantir la sécurité des citoyens. Le rôle de l’agent de quartier sera naturellement revalorisé.

Une telle action au niveau du quartier permettra en outre de regagner la confiance des citoyens vis-à-vis de la police. L’agent de quartier est également en mesure de constater en temps opportuns des problèmes locaux tels que le délabrement et l’illégalité.

Mieux protéger et soutenir nos policiers

Les policiers risquent leur propre sécurité et leur vie pour protéger la société en général et la nôtre en particulier. Celui qui commet des actes de violence à leur encontre commet un acte de violence envers l’ensemble de la société et envers chaque concitoyen. Pour cette raison, le personnel policier doit se savoir protégé et défendu par la société. Ce devrait être l’évidence même que les auteurs de tels actes soient sévèrement punis. Aujourd’hui encore, les policiers sont obligés de continuer à revendiquer et à manifester pour obtenir une législation plus répressive et une approche plus dure en la matière de la part des magistrats.

Il a fallu attendre 2010 pour que les peines minimales pour des délits de violence à l’encontre de policiers soient alourdies. Nous trouvons que cette protection demeure en dessous de l’acceptable surtout en tenant compte du fait que les peines effectives de moins de trois ans sont rarement exécutées et que les peines sont de surcroît systématiquement écourtées ou muées en régime de port d’un bracelet électronique. Ainsi actuellement, des faits de coups et blessures prémédités à l’encontre de civils sont punis d’un emprisonnement d’un mois à un an. A l’égard de policiers cette peine est doublée pour atteindre deux mois à deux ans. La peine maximale devrait être portée à au moins trois à quatre ans. En cas d’incapacité permanente, la peine maximale devrait être portée de 20 à 25 ans (aujourd’hui de 10 à 15 ans) et pour homicide à 30 ans (actuellement 20). La participation à des émeutes blessant des policiers sans qu’une responsabilité individuelle puisse être établie doit être plus sévèrement réprimée.

En même temps, il faut améliorer la protection juridique des policiers qui combattent les violences criminelles avec fermeté et dans le respect des lois. Ceux-ci doivent pouvoir faire leur travail sans crainte de poursuites judiciaires. Finalement, de façon générale, les actes de représailles ou de vengeance et les insultes envers les policiers devraient être plus sévèrement réprimés.

Reconquérir les quartiers dangereux

Le Vlaams Belang exige davantage de missions de patrouille, de contrôle et d’intervention dans les quartiers les plus dangereux pour démontrer que ces quartiers ne sont pas abandonnés aux bandes et au crime, qu’il soit organisé ou non. Ceci implique évidemment que la police agisse effectivement en cas de problèmes et que les policiers ne se laissent pas intimider. A l’heure actuelle, les patrouilles ne sont souvent pas autorisées à intervenir pour éviter la confrontation avec les bandes. Des contrôles de police dans des quartiers à problèmes ne constituent pas de provocation. Les citoyens honnêtes, qu’ils soient autochtones ou allochtones, se sentent plus en sécurité lorsque la police est présente. Ils n’ont pas d’objections à ce qu’il y ait plus de patrouilles ou de contrôles d’identité. Seuls les délinquants ou le fauteurs de troubles ressentent la présence de la police comme une provocation. Même lors d’arrestations tout à fait légitimes, tout à fait conformes à la règle, les policiers sont de plus en plus souvent confrontés à des réactions agressives non seulement de la part des auteurs et de leurs complices mais souvent également de la part de gens du quartier se rebellant contre les représentants de l’ordre. La police doit opérer de plus en plus souvent dans un environnement hostile, ce à quoi un agent normal ne peut pas toujours faire face. Ainsi, certains quartiers deviennent de zones de non droit pour les forces de l’ordre. Ces zones dangereuses doivent être reconquises.

La sécurité dans les transports en commun

L’approche ferme de la délinquance, des agressions et de la violence physique dans le tram, le bus ou le métro fait partie de la tolérance zéro que préconise le Vlaams Belang. Si nous voulons, dans nos villes et nos communes, que les déplacements par les transports en commun deviennent à nouveau agréables et sûrs pour les passagers, cela implique qu’ici également soit appliquée le même principe de la réaction immédiate que nous réclamons en matière de délinquance et de nuisances dans la rue. Le parquet doit non seulement rédiger des listes des cas d’agression, mais aussi poursuivre effectivement et faire sanctionner les auteurs. Il faut donner un signal clair, à savoir que l’agression et la violence dans les trams et les bus ne sont pas tolérés. Davantage de contrôles et le renforcement des services de sécurité sont donc indispensables ici aussi.

Investir dans la qualité de la vie

Un environnement de qualité contribue au sentiment de sécurité des citoyens alors qu’à l’inverse, le délabrement et les dégradations incitent à des comportements asociaux, à l’agression, au vandalisme. Un sentiment positif de sécurité commence par un environnement net et ordonné. Le déversement clandestin d’immondices, par exemple, doit être fermement combattu. D’une part en enlevant rapidement les tas d’immondices, d’autre part par de la surveillance intensive. Une enquête se soldant par une forte amende à charge des auteurs s’impose systématiquement. Combattre l’inoccupation des immeubles, poursuivre les squatteurs, grillager les terrains en friche, poursuivre les auteurs de graffiti sur les immeubles et sur le patrimoine public ou privés sont toutes des mesures d’ordre administratif qui peuvent être prises par les autorités locales dans le cadre d’une politique visant à protéger la qualité de la vie.

En tant qu’instance responsable de l’organisation et de l’entretien de l’espace public, les autorités locales ont donc une tâche particulière. Le Vlaams Belang plaide en ce qui concerne ce point pour l’amélioration et le bon entretien de l’éclairage public ce qui permettrait déjà de décourager certaines sortes de vandalisme et de vol. Notre parti veut que les villes et les communes s’engagent (par le biais du gestionnaire du réseau) à réparer ou changer les lampes signalées comme défectueuses endéans les 48 heures. Pour éviter la dégradation de nos quartiers, l’inoccupation et le délabrement doivent être systématiquement combattus.

Etendre la surveillance par caméra

Là où le sens civique et le contrôle social font défaut, la surveillance par caméra peut pallier utilement à ce manque sans pour autant tomber dans des excès à la «big brother». Il est incontestable que la présence de caméras a un effet dissuasif vis-à-vis de la délinquance et qu’elle peut considérablement contribuer à élucider des délits. Le Vlaams Belang est partisan de la présence de caméras dans les lieux où de nombreux délits sont commis.

Un certain nombre de villes et de communes a entretemps entrepris de développer un réseau de caméras «intelligentes» (sur les voies d’accès, sur les véhicules de police,…) reconnaissant les plaques d’immatriculation. Ces réseaux apparaissent comme ayant un effet préventif certain et ont déjà contribué à la capture de nombreuses bandes de cambrioleurs. Nous sommes dès lors de fervents défenseurs de ce genre de surveillance, surtout parce que la vie privée des citoyens est en la matière strictement respectée. Hélas, de par ce fait, la délinquance a tendance à se déplacer vers les communes ne disposant pas de ce genre de réseau. Pour cette raison, et également pour maintenir le coût de ce genre de dispositif dans les limites du raisonnable, nous insistons pour que le système soit rapidement généralisé sur base d’une approche régionale coordonnée.

La présence de caméras doit être régulièrement évaluée. Il est hors de question qu’elle ait pour conséquence que la présence policière diminue dans les quartiers où elle a été instaurée.

Le rôle complémentaire des services de surveillance et de sécurité privés

Le fait que nous réclamons qu’un certain nombre de tâche actuellement menées à bien par la police soit réduit, ne signifie pas que nous sommes demandeurs d’une privatisation à outrance des fonctions de police relatives à la sécurité. Des sociétés privées ne doivent et ne peuvent jamais prendre à leur compte des tâches relevant strictement de la police. La police est et demeure le premier interlocuteur en matière de sécurité et l’exécutant concret des mesures de sécurité sur le terrain.

Ceci n’empêche que nous reconnaissons que les sociétés de sécurité privées jouent un rôle croissant au niveau de la sécurité générale. Les chefs d’entreprise ont compris depuis longtemps que ces sociétés peuvent accroître la sécurité au sein de leurs sociétés et de leurs bâtiments. Les organisateurs d’évènements savent que les firmes privées de surveillance et de sécurité jouent un rôle complémentaire important de soutien au niveau du maintien de la sécurité. Les villes et les communes également font appel à des services de sécurité privés dans le cadre de la prévention. Récemment encore, la police elle-même a fait appel à une société de gardiennage pour détecter des faits suspects lors d’une grande action anti-cambriolage dans la région de Malines.

Là où il est accepté que des sociétés privées jouent un rôle de protection et contribuent à combattre l’insécurité dans la société, celles-ci doivent pouvoir bénéficier de moyens de protection suffisants et d’un cadre juridique adapté.

Une politique locale de sécurité pour les commerces

Les vols à l’étalage constituent une catégorie particulière de délits dont seulement un pourcentage minimal fait l’objet de plaintes déposées. Selon une étude privée, les magasins belges et luxembourgeois feraient l’objet de vols à concurrence de 842 millions d’euros par an. Ceci représente 1,38 % du chiffre d’affaires ou 10% de plus que la moyenne en Europe occidentale (1,26%). Aussi bien en 2009 qu’en 2010 la moitié des exploitants indépendants de magasins aurait été victime de vols dans les magasins. Malgré cela, en 2009, «seuls» 22.635 vols ont été déclarés et 23.570 en 2010. Ceci est dû au fait que 60% des commerçants ne font jamais de déclaration et 21% ne le font que sporadiquement. Ce ne sont que 13% des entrepreneurs indépendants qui déposent systématiquement plainte. Cette faible disposition à porter plainte s’explique par l’idée rependue que la plainte ne produira de toute façon aucun effet. Le Vlaams Belang veut que les instances judiciaires prennent à nouveau au sérieux le vol à l’étalage et poursuivent effectivement les auteurs. Il faut également qu’une procédure de dépôt de plainte moins complexe et moins longue soit développée pour les vols à l’étalage. L’autorité locale doit stimuler la création de réseaux d’information pour les commerçants. Lors de la construction d’un bâtiment, sa transformation ou sa rénovation, les services locaux doivent être contraints de donner des conseils de sécurité préventifs et techniques.

Le Plan-STOP en 50 mesures concrètes

  1. Une intervention des autorités conséquente et des poursuites et des condamnations systématiques ne sont possibles que par le biais d’une justice régionalisée.
  2. Un système de tolérance zéro est introduit dans tous les quartiers, communes ou villes victimes de délinquance excessive.
  3. Les quartiers dangereux et les zones de non droit devront être reconquis.
  4. Les instances judiciaires doivent mettre fin à l’impunité.
  5. Une procédure de flagrant délit effective et généralisée et l’abolition de la loi Lejeune sont nécessaires.
  6. Les courtes peines de prison doivent également être purgées.
  7. La capacité carcérale doit être étendue à 15.000 places.
  8. Les prisons existantes ne peuvent être destinées à aucun autre usage ni être détruites. Elles devront être conservées et rénovées.
  9. Les soi-disant «petits délits» doivent être reconsidérés et tout comportement de nature à perturber l’ordre public devra être pris au sérieux.
  10. Il faut mettre au pas les jeunes agressifs trainant dans la rue ainsi que tous les responsables de nuisances.
  11. Des peines plus sévères devront être possibles pour les récidivistes.
  12. Il faut introduire un droit pénal de la jeunesse contemporain et plus coercitif.
  13. Le nombre de places dans les centres fermés pour jeunes délinquants doit être de toute urgence fortement augmenté.
  14. Le tabou sur la délinquance commise par les étrangers doit disparaître.
  15. Les statistiques de la délinquance doivent également reprendre l’origine ethnique des auteurs.
  16. Les étrangers illégaux et les demandeurs d’asile ayant commis des délits doivent être immédiatement expulsés. Le séjour illégal doit être activement détecté et réprimé.
  17. les nouveaux Belges condamnés à une peine de prison d’un an ou plus doivent être privés de la nationalité belge ainsi que du droit de résidence.
  18. Les parquets et les tribunaux d’instruction devront être revalorisés et devront bénéficier de plus de soutien en moyens et en personnel.
  19. Les services d’enquête devront être mieux développés.
  20. Le manque de moyens et de personnel dans les zones de police devra très rapidement être résolu.
  21. L’inégalité manifeste dans la répartition des dotations fédérales entre la Flandre et la Wallonie devra d’urgence être supprimée.
  22. La police devra être plus visible dans la rue. Le nombre de patrouilles sera augmenté, tant de jour que de nuit.
  23. Il y aura plus de patrouilles «en civil».
  24. Les tâches ne relevant pas du travail policier seront confiées à du personnel administratif.
  25. La police locale ne sera que très exceptionnellement chargée de grandes missions de maintien de l’ordre (= tâche de la police fédérale) .
  26. La fonction d’agent de quartier sera revalorisée. Il sera l’interlocuteur visible et central pour les problèmes de nuisances et sera déchargé des multiples tâches administratives.
  27. Au moins un bureau de police par zone de police sera ouvert 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.
  28. Les policiers devront bénéficier d’une meilleure protection juridique. Les intimidations, les vengeances et les insultes seront fermement réprimées.
  29. Des antennes de police seront installées dans les points sensibles à la délinquance. Ces antennes seront mobiles et faciles à déplacer.
  30. La visibilité policière sera augmentée par l’introduction de patrouilles montées dans les quartiers à risque.
  31. La population a droit au chapitre dans la politique de sécurité locale. Des consultations locales et des enquêtes sur la sécurité sont de bons instruments à cette fin.
  32. Tous les acteurs concerné par la sécurité dans le sens large du terme devront être impliqués dans une politique intégrée.
  33. Chaque ville/commune doit disposer d’un échevin à la sécurité coordonnant et organisant la politique de sécurité.
  34. Le bourgmestre doit recourir systématiquement, rapidement et efficacement à toutes ses compétences légales en tant que chef administratif de la police (par exemple par l’interdiction de fréquenter les lieux publics).
  35. Les sanctions administratives communales seront appliquées pour les nuisances et les délits là où le parquet renonce à poursuivre. Néanmoins les parquets sont appelés à reprendre leurs responsabilités pleines et entières.
  36. L’autorité locale, le collège de police et les parquets doivent collaborer de manière plus étroite et plus intensive.
  37. L’autorité locale doit stimuler la réalisation de réseaux d’information locaux, surtout dans les quartiers commerçants.
  38. Les écoles doivent devenir des environnements sûrs et libres de drogues par excellence.
  39. La police locale et les directions des écoles collaborent pour faire face fermement et efficacement à la violence, au racket, au trafic de drogue et à l’absentéisme scolaire.
  40. Les écoles à problèmes feront l’objet, sans avis préalable, d’actions régulières de contrôle en matière de possession d’armes et de drogue.
  41. La lutte contre les stupéfiants doit être étendue et les trafiquants méritent les peines les plus sévères.
  42. La police locale devra tout spécialement s’attacher à garantir la sécurité dans les bus, trams et/ou métros.
  43. Le dépôt clandestin d’immondices sera fermement combattu.
  44. La lutte contre l’inoccupation d’immeubles, la dégradation, les squats et le vandalisme demeure prioritaire.
  45. Il sera créé un fonds de dédommagement des victimes du vandalisme.
  46. Le contrôle des clubs, asbl, maisons de thé, magasins de nuit etc, devient un point d’attention permanent de la police locale.
  47. Des caméras de sécurité seront placées dans les lieux sensibles à la délinquance. Les caméras placées le long des voies d’accès sont dotées de la technologie de reconnaissance de plaques d’immatriculation. La police fait également usage de caméras mobiles.
  48. Les vols à l’étalage et autres formes de délinquance auxquels les commerçants locaux sont confrontés devront être pris au sérieux.
  49. Il faut qu’une procédure de dépôt de plainte moins compliquée et moins longue soit développée à l’usage des commerçants.
  50. Citoyens, commerçants et entrepreneurs devront être mieux informés quant à la prévention en matière de délinquance.

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