Pieter De Crem déconne à plein tube !

Pieteer De Crem déconne à plein tube : confier la surveillance des infrastructures militaires à une société de gardiennage.A peine avions nous finit de nous pencher sur les élucubrations belgo-turques de Joëlle Milquet que nous glissons littéralement sur une petite «idée» de Pieter De Crem, notre fringant ministre de la défense nationale (essentiellement internationale d’ailleurs).

De quoi s’agit-il ? De confier la surveillance des infrastructures militaires à une société de gardiennage. Pourquoi ? Pour libérer des hommes à qui on pourra confier d’autres tâches.

Toute personne dotée d’une intelligence moyenne ne peut que sursauter à l’énoncé d’une telle idée. D’abord parce qu’on se demande toute de suite pourquoi on a dégraissé à ce point le personnel militaire alors qu’il y avait encore des jobs à pourvoir, ensuite parce qu’il est évident que les contrats de gardiennage sont excessivement chers. Enfin, comme le faisait remarquer un syndicaliste, en cas de problème, ce sont de toute façon les militaires qui devront intervenir.

Notre petite idée

Cela dit, nous avons aussi notre petite idée, que nous confions bien volontiers à Pieter De Crem: rapatrier nos militaires encore présents en Afghanistan et même ceux que nous avons envoyés de par le monde et sur les océans pour la plus grande gloire de notre ministre bling bling et répartissons mieux les tâches. On trouvera dès-lors, sans aucun doute, le personnel nécessaire à la surveillance des infrastructures militaires. Évidemment, les voyages du ministre n’auront plus le même prestige. Kleine-Brogel et Marche-en-Famenne ne valent pas la peine de mobiliser un C 130 pour les visiter, c’est sûr.

Et nos engagements internationaux nous direz-vous, que vont penser nos alliés ?

Pour notre part, ils peuvent bien penser ce qu’ils veulent. Un rapide coup d’œil sur une mappemonde pour trouver la Belgique nous éclaire immédiatement. Il faut une loupe pour la trouver. Notre minuscule pays n’a pas à jouer au gendarme du monde, à bombarder la Lybie ou instruire des soldats africains qui, un jour ou l’autre, retournerons leurs armes contre nous. La communauté internationale à le droit de nous demander d’assurer certaines missions et nous avons parfaitement le droit de refuser, surtout dans un contexte économique dramatique. Aller jouer les redresseurs de torts universels alors que la liberté d’expression est bafouée chaque jour ici, et ce n’est pas Luc Trullemans qui nous contredira, est du plus haut ridicule.

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