Lettre ouverte à Monsieur Jean Demannez, Bourgmestre de Saint-Josse, par Patrick Sessler

Lettre ouverte à Monsieur Jean Demannez, Bourgmestre de Saint-Josse, par Patrick SesslerMonsieur Demannez,

Pardonnez-nous de vous interpeller au moment où vous vivez sans doute les heures les plus difficiles de votre carrière politique.

Vous voilà écarté du mayorat à Saint-Josse. Votre colistier sur la liste socialiste, Emir Kir, a joué les Brutus et vous a tué politiquement. Depuis, vous ne décolérez pas et on vous comprend.

Que vous est-il donc arrivé ? Vous avez été victime du vote communautaire en l’occurrence du vote systématique des électeurs Turcs en faveur d’un candidat turc.

Aujourd’hui, vous n’y allez pas de main morte avec votre ancien «camarade» Kir. nous vous citons volontiers: «Kir a importé les méthodes d’Emirdag», «Emir Kir a menacé les gens de la liste», «Emir Kir est un menteur»…

Plus fort encore, vous soulignez un phénomène étonnant : «Je pense qu’il a prémédité son coup. Tout a été méthodiquement organisé… pour lui, c’était mieux d’avoir une liste avec à sa tête un petit blanc, beaucoup plus rassurant pour ceux qui ne sont pas d’origine turque».

Mais vous n’êtes pas le seul à découvrir les effets secondaires de la «diversité» Monsieur Demannez. A Verviers notamment, votre camarade de parti Didier Nyssen est amer: «je suis le seul autochtone à ne pas perdre», «le vote communautaire a parlé», «le PS a été instrumentalisé», «Il va falloir rappeler les valeurs de la laïcité»,…

Nous comprenons votre colère Monsieur Demannez, et celle de Monsieur Nyssen à Verviers, mais nous n’éprouvons aucune compassion. Au contraire. Vous récoltez ce que vous et vos amis socialistes ont semés depuis des décennies.

Pendant toutes ces années, vous avez chanté les louanges de la société multiculturelle et de la diversité. Vous avez exigé et obtenu le droit de vote pour les étrangers, vous avez concouru à faire de l’allochtone une sorte de super citoyen par définition irréprochable et surtout intouchable.

Par calcul électoral vous avez placé depuis des années des petits Turcs, des petits Marocains et des petits Congolais sur vos listes, beaucoup plus rassurants pour ceux qui partagent leurs origines et ainsi récolter les voix nécessaires à votre réélection. Aujourd’hui, Monsieur Demannez, vous constatez que vous avez servi d’appât pour les voix «blanches» et qu’une fois ces voix engrangées pour le bénéfice de votre liste PS, vos amis allochtones vous jettent comme une vieille paire de pantoufles. Qui va vous plaindre?

Monsieur Nyssen, à Verviers, se rend subitement compte que la laïcité est en danger. Au moment précis où ses voix fondent et qu’elles sont récupérées au profit de candidats allochtones sur sa propre liste.

Monsieur Demannez et Monsieur Nyssen jusque-là vous n’aviez donc rien vu, rien entendu, rien pressenti.

Taisez-vous Demannez et taisez-vous Nyssen, vous n’avez aucun droit de vous plaindre. Vous avez, non pas par naïveté mais par pur intérêt personnel, comme tous vos amis socialistes, créé une situation éminemment préjudiciable pour l’ensemble de nos compatriotes autochtones. Parce que nous avons compris et vous l’avez compris également depuis peu, que ces élus, ces échevins et ce bourgmestre issus de la «diversité» ne se soucient uniquement que de leur communauté. En effet, Monsieur Demannez, Monsieur Kir a appliqué dans votre commune «les méthodes d’Emirdag en Turquie» et une fois bourgmestre, élu par les voix de ses compatriotes turcs, celui-ci devra entretenir et choyer cet électorat, forcément au détriment des autres communautés et particulièrement de la communauté autochtone minoritaire à Saint-Josse.

Monsieur Demannez, vous avez joué au docteur Frankenstein et vous avez perdu le contrôle de la créature que vous avez créé. Malheureusement, comme toujours avec les socialistes, tout le monde devra en payer les conséquences.

Le Vlaams Belang vous a mis en garde, il a prévu ce qui allait arrivé… ce qui vous est arrivé.

Si rien n’est fait à court terme pour enrayer cette tendance suicidaire, nous nous retrouverons encore plus confrontés à l’exode des Bruxellois autochtones contribuables hors de la ville, ceux-ci risquent d’être encore plus remplacés par des allochtones allocataires sociaux et donc à terme, des communes entières seront perdues pour l’Europe.

La question légitime que chaque Bruxellois doit se poser est de savoir si c’est cela qu’il veut pour sa ville et pour sa vie et celle de sa famille dans cette ville.

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