Les incivilités et l’incivisme minent notre démocratie, par Patrick Sessler

Le civisme désigne le Fingers-in-ears[1]respect du citoyen pour la collectivité dans laquelle il vit et pour ses conventions, dont notamment la loi. Le civisme implique donc la connaissance de ses droits comme de ses devoirs vis-à-vis de la société.

On a tendance à confondre civisme et citoyenneté. La citoyenneté n’exprime que la condition de citoyen, tandis que le civisme exprime la condition du citoyen respectueux de ses devoirs. Nous englobons civisme et civilité dans un même concept, l’un étant intimement lié à l’autre parce qu’ils constituent le socle de notre démocratie et la condition sine qua non d’une vie en société harmonieuse.

Au fond, de quoi s’agit-il ?

Il s’agit pour chaque citoyen de se comporter envers les autres comme il voudrait que l’on se comporte avec lui sur base du sens commun. Le sens commun d’un peuple étant le produit d’une longue évolution historique et sociale. Il est donc culturellement enraciné. Ces comportements incivils et inciviques nous énervent au plus haut point. L’incivilité et l’incivisme touchent toutes les catégories de citoyens: il suffit de penser à l’occupation de parkings réservés aux handicapés par des personnes valides, le stationnement en double file, les crottes de chiens sur les trottoirs, les dépôts clandestins d’immondices, etc.

Comportements insupportables

Ensuite il y a les comportements qui semblent propres à l’une ou l’autre culture présente chez nous et qui nous sont parfaitement étrangers, comme de cracher par terre, de tenir conversations téléphoniques tonitruantes en rue ou dans les transports en commun, de livrer des enfants à eux-mêmes dans les rues et les laissant ainsi nuire à la tranquillité du quartier, de diffuser de la musique à plein volume en voiture, toutes fenêtres ouvertes, etc…

Le fait que la ministre bruxelloise Evelyne Huytebroeck (Ecolo) ou le ministre des Affaires étrangère, Didier Reynders (MR) ont été surpris à se garer sur des emplacements réservés aux handicapés est plus désolant encore en raison de l’exemplarité de leurs fonctions.

Comment faire prendre conscience ?

Que peut-on faire malgré cela? Imposer des cours d’éducations civile et civique dans nos écoles, certainement. Dans toutes nos écoles, parce que l’incivisme et les incivilités sont un mal qui touche à des degrés divers toutes les couches de la population quelles que soit l’origine ou l’appartenance sociale.

Mais il y a des formes d’incivilités nouvelles qui nous sont particulièrement insupportables. Chacun s’accorde à dire aujourd’hui que les politiques d’intégration, et donc la prise de conscience civile et civique, sont un cuisant échec pour un très grand nombre d’immigrés qui sont parfois présents sur notre sol depuis plusieurs générations (et qui ont souvent la nationalité belge). Comment peut-on alors imaginer que le flux constant de nouveaux immigrés qui viennent au titre du regroupement familial, des demandes d’asile ou comme illégaux, pourront s’intégrer rapidement et être en mesure de développer un sens des responsabilités civiles et civiques? C’est évidemment impossible. Il faut donc faire le forcing pour imposer notre mode de vie à ceux qui sont ici de longue date et il faut stopper d’urgence les nouveaux flux migratoires qui minent notre démocratie. C’est le combat incessant que mène le Vlaams Belang.

La civilité et le civisme sont indispensables à la démocratie et leur absence la détruit. Il ne peut donc être question de tolérance en matière d’incivilités et d’incivisme c’est le point de vue du Vlaams Belang, et de la grande majorité de nos concitoyens.

Une réflexion au sujet de « Les incivilités et l’incivisme minent notre démocratie, par Patrick Sessler »

  1. Steve

    Vous avez raison de lier la citoyenneté au civisme, en considérant que l’un ne va pas sans l’autre. Et quand vous pointez du doigt les incivilités provenant de cultures allogènes, même si cela énerve le bobo qui a pris pour parti de défendre systématiquement les nouveaux arrivants au détriment des nationaux de souche, les faits quotidiens vous donnent raison. Pour remédier à ces incivilités, de toutes sortes, vous proposez des cours d’éducation civile et civique dans nos écoles. Privées et/ou publiques ?

    Quand on traverse certains de quartiers de Bruxelles, là où le taux d’immigration est le plus élevé, on voit tout sauf la Belgique d’avant la fin des années 60. Et ceux qui appellent cet état de fait un “progrès” ou une fatalité, à mes yeux, ont tort. Mais comment “imposer notre mode de vie” à des personnes qui soit n’en veulent pas soit ne sont pas conscientes de la nécessité de s’assimiler la culture qui les accueille sans leur donner des motifs sérieux de croire que derrière toutes les étapes du parcours d’intégration qui leur est demander de suivre à la lettre se cache un rejet pur et simple de ce qu’ils sont ?

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