Les cocus sont-ils contents ? par Patrick Sessler

Patrick Sessler, ancien député

Patrick Sessler, ancien député

Le Front National ne dirigera pas de région. Il fallait sans doute s’y attendre. Il aura fallu la collusion de tous les partis de l’establishment plus l’extrême gauche pour disqualifier le FN et une campagne de haine absolue non seulement de la part des médias, mais aussi du monde académique, des loges maçonniques, des organisations patronales et syndicales (réunis pour la «bonne» cause), des églises et des temples, du monde du spectacle et j’en oublie certainement un paquet.

Dans les régions où le PS s’est fait harakiri en ne se présentant pas au bénéfice de la droite autoproclamée «républicaine» pour faire barrage au FN, ce sont les électeurs de gauche qui se sont fait profondément cocufier puisqu’ils ne seront pas représentés durant cette législature, laissant le Front National se dresser en unique opposition, ce qui est une position politique assez confortable.

Et dès ce lundi d’après élection, ce sont les électeurs de la droite «républicaine» qui se retrouvent royalement cocufiés, parce que cette droite molle, prête à tous les compromis va devoir renvoyer l’ascenseur à cette gauche qui a consenti au sacrifice suprême. Ces électeurs devront avaler de grosses couleuvres tout au long de la législature. Ils verront «leur» majorité financer des «machins» invraisemblables en remerciement pour services rendus. Il leur appartiendra de s’interroger sur l’utilité de leur vote.

Cette pantalonnade démontre sans équivoque la collusion de la droite et de la gauche lorsqu’ils s’agit de préserver leurs privilèges et leurs prébendes. Le Front National l’affirme depuis des décennies, la preuve en est désormais irréfutablement faite.

Le Front National, quant à lui, continue à avancer et à progresser en engrangeant des centaines de milliers de voix supplémentaires et ce sur ses propres forces, sans la moindre alliance et sans courroies de transmissions dans le monde syndical, associatif, culturel, etc… donc sans compromis. Le Front National est aujourd’hui, et de loin, le premier parti de France. Il est aussi le seul parti dont on peut être sûr qu’il appliquera son programme sans l’édulcorer et sans l’affadir une fois qu’il accédera au pouvoir, à quelque niveau que ce soit. Au fond, n’est-ce pas cela la vraie démocratie: dire à l’électeur ce que l’on va faire si on accède au pouvoir et, une fois au pouvoir, faire ce qu’on a dit. C’est aussi pour cela que le Front National n’a de leçon à recevoir de personne.

Les cocus de gauche essaient de se convaincre que leur déconvenue sert une cause des plus nobles et ils doivent être contents, dans un premier temps.

Les cocus de droite sont peut être contents d’avoir cocufier les cocus de gauche. On les supposent contents, dans un premier temps.

Mais ils ne resteront pas contents longtemps.

Patrick Sessler

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