Le contexte de Lampedusa

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Personne ne peut se réjouir du drame de Lampedusa. Mais il est utile de replacer cet événement dans son contexte, sans que l’émotion ne domine le raisonnement. Ici aussi les coupables sont connus: Les trafiquants d’êtres humains, c’est-à-dire le crime organisé, d’une part et l’Union européenne d’autre part, par son laxisme qui fait office de pompe aspirante.

L’immigration clandestine par la mer livre régulièrement des images saisissantes et spectaculaires. Ce sont surtout des immigrants venus d’Afrique de Nord qui essayent d’entrer en Europe par bateau. Dans certains cas, ces tentatives ont lieu sur des barquettes à rames, gonflables ou non. Certains cas sont connus où les candidats clandestins sont laissés à leur sort après quelques heures avec seulement un Gps et un compas. En avril 2011, un bateau de 22 mètres a été intercepté près de l’île italienne de Lampedusa avec 760 passagers, essentiellement originaires d’Afrique du Nord et d’Afrique Centrale. Les images rendue de cet événement, et des autres incidents comparables, semblent surgir littéralement du roman visionnaire «Le Camp des saints» de l’écrivain français Jean Raspail. Raspail y décrit l’invasion pacifique de l’Europe par des Indiens qui accostent sur les plages du sud de la France avec des bateaux rouillés. Raspail décrit autant les lâches réactions (ou plutôt l’absence de réactions) des médias et des politiques que l’invasion elle-même.

Pour des raisons évidentes, la plupart des illégaux choisissent le chemin maritime le plus court, et certainement lorsqu’ils s’aventurent en mer à bord de frêles esquifs. L’île italienne de Lampedusa (qui ne se trouve qu’à une centaine de kilomètres de la côte tunisienne) est donc devenue l’une des destinations les plus populaires. De même en ce qui concerne le détroit de Gibraltar, Malte, Pantelleria, la Sicile, les îles Canaries et les deux enclaves espagnoles au Maroc: Ceuta et Melilla. Ce qui n’empêche que parfois des bateaux remplis d’illégaux accostent par exemple à Puglia, sur la botte italienne.

Nous ne devons pas nous faire d’illusions lorsqu’un bateau est intercepté. L’agence de surveillance des frontières de l’Union européenne, Frontex, qui fonctionne dans et autour de l’île de Lampedusa, fait essentiellement fonction de comité d’accueil et de bienvenue. Les illégaux sont d’abord transféré dans un centre fermé sur l’île, après quoi ils sont acheminés vers la terre ferme italienne (la plupart du temps via la Sicile). La plupart d’entre eux peuvent, en attendant le traitement de leur dossier, tranquillement disparaître dans l’illégalité et «grâce» aux frontières ouvertes se rendre dans d’autres Etats membres de l’Union européenne. Situation qui convient parfaitement au gouvernement italien parce que cela le libère du coût de l’entretien des demandeurs d’asile et des illégaux qu’implique leur présence sur leur territoire. Cette charge financière est dès lors supportées par des pays d’une politique plus «généreuse» en la matière, comme la Belgique. Cette situation est une véritable invitation pour l’Afrique entière à venir tenter sa chance.

La façon d’agir des illégaux et des trafiquants d’êtres humains consiste à profiter au maximum des nombreuses faiblesses que présente le «système européen».

Les accords de Schengen prévoyaient un réel contrôle des frontières extérieures après la disparition des frontières intérieures. Aujourd’hui, de nombreux endroits de cette frontière extérieure sont de véritables passoires. Cela signifie que chaque année ce sont des centaines de milliers d’étrangers illégaux qui pénètrent sur le territoire de l’Union européenne. Un fois arrivés dans un pays appartenant à l’Espace Schengen, ils peuvent circuler d’un pays de l’espace Schengen à un autre sans être inquiétés «grâce» à la disparition des frontières intérieures

Nous suggérons logiquement:

– l’abrogation du traité de Schengen qui est un véritable cadeau au crime organisé. Nous pourrions même sortir de cette Union européenne laxiste qui mine nos souverainetés. Oui à l’Europe, non à l’Union européenne ! Cela permet de rétablir les frontières entre les pays européens et d’endiguer certains phénomènes criminels.

– de changer nos habitudes de vote et de choisir un parti dont le programme est en mesure d’appréhender ces questions avec toute la détermination que la gravité de la situation impose, comme c’est le cas du Vlaams Belang.

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