Interview: Dominiek Lootens, député et chef de groupe du Vlaams Belang au Parlement bruxellois

Dominiek Lootens, député bruxelloisDominiek Lootens, vous êtes député bruxellois depuis longtemps, vous avez vécu la mise en place de cette Région bruxelloises avec ses hauts et ses bas, quel est votre souvenir le plus marquant comme parlementaire ?

Il s’agit plutôt d’une impression générale. Le sentiment que les institutions bruxelloises, pléthoriques et complexes ne remplissent pas leur rôle. On a parfois l’impression que ces institutions n’existent que pour donner des mandats et des jobs aux amis politiques des partis de pouvoir. Les Bruxellois savent comme moi que toute une série de problèmes qui existent depuis des dizaines d’années n’ont toujours pas trouvé de solutions. Prenons par exemple la mobilité ou la sécurité ou encore l’immigration et l’échec récurent de l’intégration.

Personne n’a jamais voulu, dans les majorités successives, prendre ces problèmes à bras le corps, avec courage et détermination, sans calculs électoraux. Je constate également que la plupart des partis qui gouvernent ou qui ont gouverné à Bruxelles sont l’otage de leur électorat allochtone. Un ancien échevin PS de Jette, avouait récemment dans Le Vif que sans cet électorat, le PS végéterait à 10% au lieu de 20% actuels, c’est tout dire. Le fait qu’aujourd’hui un quart des élus au sein du Parlement Bruxellois sont musulmans est certainement un des constats qui m’a le plus marqué au cours de ces dernières années.

Vous êtes aussi un père de famille, confronté comme tous les Bruxellois à la difficulté de protéger ses enfants dans une ville devenue hostile envers ses habitants de souche, quels conseils donneriez-vous aux jeunes familles bruxelloises ?

Il est inutile de vivre dans la peur, mais il faut être prudent. En effet, surprotéger ses enfants est le réflexe naturel de tous les parents, mais il faut s’adapter à la situation. Mon engagement politique démontre que je n’accepte pas la situation qui nous est imposée et je me bats chaque jour, par mon travail de parlementaire et de militant politique, pour que les choses changent. Je me bats parce que je sais qu’il y a moyen de revenir à une société plus pacifiée où les valeurs de respect seraient imposées comme il se doit. En élevant mes enfants dans le contexte bruxellois, j’ai vécu un certain nombre d’expériences qui auraient pu se révéler dramatiques.

La Justice et la police se montrent impuissantes à réagir comme il le faut face à une criminalisation toujours croissante de l’espace public. Par contre, il n’est pas permi d’assurer sa propre sécurité comme il le faudrait. On formule des reproches aux victimes et on fait preuve de la plus grande imagination pour justifier l’injustifiable. Mon principal conseil à une jeune famille bruxelloise qui souhaiterait s’installer durablement à Bruxelles est de nous rendre visite au secrétariat bruxellois du Vlaams Belang pour y recevoir une série de conseils sur le plan de la prévention technologique, mais aussi pour connaître les règles de survie en milieu hostile. Tous les autres partis politiques se sont pliés aux nouveaux «usages» importés ici. Le Vlaams Belang refuse cette fatalité mais la réalité est ce qu’elle est.

Le Vlaams Belang a accusé un sérieux recul lors des dernières élections communales, que faut-il en penser ?

Personnellement, j’ai été très marqué par la disparition de notre groupe au sein du conseil communal de Jette. Nous avons pourtant rempli notre contrat avec les Jettois. Présence sur le terrain, interpellations et contrôle, bref nous avons travaillé avec un constant enthousiasme  et pourtant les Jettois n’ont pas réagi suffisamment pour conserver notre présence au conseil communal. L’électeur est souverain, et il faut savoir accepter son choix.

Cela dit, il n’a pas fallu attendre longtemps avant que je ne sois abordé par de nombreux Jettois sur la stagnation politique dans le commune. Le dernier sondage de La Libre Belgique nous donne un doublement des intentions de vote par rapport au sondage précédent. Bien sûr, aucun sondage n’est fiable, mais on peut observer une tendance au redressement du Vlaams Belang. Ceci est dû au fait que nous ne nous sommes pas découragés et que nous avons continué à nous battre sans relâche. Tout est possible en 2014 et je pense sincèrement que le Vlaams Belang est indispensable au sein du paysage politique bruxellois. Nous incarnons le seul espace de liberté de pensée sur des thèmes comme l’insécurité et l’immigration par exemple, mais nous avons aussi des idées originales, parfois politiquement incorrectes, je l’admet volontiers, sur l’ensemble des préoccupations de nos concitoyens.

Quels sont selon vous les trois problèmes principaux auxquels les Bruxellois sont confrontés, en dehors de l’immigration, de l’islamisation et de l’insécurité, et quelles sont vos propositions ?

Les Bruxellois en ont assez de l’«immobilité» dans la circulation. Ce sujet a déjà été régulièrement traité dans les pages de «Vérités Bruxelloises», je ne vais donc pas m’étendre sur le sujet. Une autre cause de désappointement pour les Bruxellois, mais aussi pour les visiteurs étrangers, est la saleté incroyable de notre ville. Elle est la conséquence de l’habituel laxisme des autorités en toutes matières. Les amendes administratives ne suffiront pas pour atteindre un niveau acceptable de propreté dans nos rues parce que toute un frange de la population se fiche du tiers comme du quart des règlements et même des lois. La présence massive de populations qui ne maîtrisent ni le néerlandais ni le français ne facilite pas les choses non plus. Enfin, le drame de nos écoles bruxelloises tant néerlandophones que francophones. Celles-ci sont prisent d’assaut par des élèves allochtones et c’est parfaitement logique quand on analyse les taux de fécondité comparés.

Cela dit, la qualité de cet enseignement baisse d’année en année et il est de plus en plus difficile de trouver des enseignants décidés à évoluer dans un contexte multiculturel difficile voire dangereux. Personne ne peut évoquer l’idée d’un enseignement basé sur l’apartheid mais il faut convenir que les utopies multiculturelles se soldent par un échec cuisant et il n’est pas absurde de s’interroger sur l’opportunité d’établir des enseignements spécifiques au différentes situations qui se présentent. Mais qui aura le courage d’entamer le débat sur cette question avec le Vlaams Belang ?

Qui sont vos héros ?

Parmi mes héros il y a, sans hésiter, les militants nationalistes qui se sont battus pour l’émancipation et la promotion de l’identité et de la culture flamande dans une Belgique dominée longtemps par une bourgeoisie francophone cynique et asociale. Heureusement, nous n’en somme plus là, mais il existe encore certaines injustices qu’il convient d’éradiquer, comme par exemple l’inapplication des lois linguistiques à Bruxelles. L’application de ces lois ne dérange en rien nos amis francophones, qui les ont d’ailleurs voté, et doit permettre par exemple, qu’un néerlandophone puisse être accueilli dans sa langue dans les services d’urgence des hôpitaux bruxellois. Autre héros, plus contemporains, ce sont les Bruxellois autochtones qui doivent vivre dans une ville qui leur est de plus en plus hostile sans avoir même le droit d’exprimer leur désaccord, comme ce fut le cas dans l’affaire Trullemans.

Qui n’aimez-vous pas ?

Les donneurs de leçons de l’establishment qui vivent à des années-lumière de la réalité bruxelloise. Ceux qui au sein de notre propre population ont choisi l’islam contre leurs valeurs ancestrales.

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