Il faut interdire la double nationalité pour les mandataires politiques

JanusC’est ce que propose l’organisation des jeunes du Vlaams Belang (VBJ) après les incidents au sein du SP.a. (le parti socialiste flamand) concernant l’attitude de certains mandataires turcs de ce parti. «Un élu, représentant du peuple, ne peut pas se montrer loyal à deux nations en même temps» déclare Bart Claes, le président du VBJ.

Les incidents qui ont secoué le SP.a autour de la personnalité de Ahmet Koç, conseiller provincial Belgo-Turc socialiste et grand admirateur d’Erdogan ont fait ressurgir la question de la double nationalité dans le débat public. Le mandataire en question n’avait pas hésité à appeler à résister contre les «traitres» au nom d’Allah dans le contexte de la tentative de coup d’État. Dans le Limbourg, cet appel a incité des dizaines de Turcs à prendre d’assaut un bâtiment appartenant à des sympathisants de l’opposition à Erdogan. L’individu est soutenu par une dizaine d’autres mandataires socialistes d’origine turque qui menacent de quitter le parti si l’adepte d’Erdogan devait être exclu de cette formation politique.

Bart Claes

Bart Claes, le président des jeunes du Vlaams Belang

Le VBJ considère qu’il se pose une question de loyauté: «Les allochtones qui vivent ici et qui s’engagent en politique ont des difficultés à rester neutres dans le processus décisionnel lorsqu’on aborde des questions qui peuvent être liées avec leur pays d’origine». «Ajoutons bien sûr que la double nationalité est un frein considérable à l’intégration de ces allochtones. Celui qui souhaite s’engager politiquement dans notre pays doit préalablement renoncer officiellement à sa nationalité d’origine avant d’endosser un mandat» affirme Bart Claes.

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