L’Europe s’éveille enfin ! par Patrick Sessler

Tout ce que le pays compte de bobos, élites autoproclamées, professionnels de la pleurnicherie gauchiste s’est mobilisé avec les médias, les partis politiques, les syndicats, les associations représentant le « camp du bien » et même le Roi Philippe s’est assis sur son devoir de neutralité, d’abord suite au Brexit et plus encore avec l’élection iconoclaste de Donald Trump à la présidence des États-Unis. En effet, le « camp du bien » n’accepte pas le verdict électoral. Il conteste la légitimité des peuples à décider souverainement. En réalité, les masques tombent. Pour le « camp du bien », la démocratie, c’est quand les électeurs votent majoritairement en faveur de partis politiques qui défendent l’ouverture totale des frontières et l’accueil de millions d’illégaux. En Grande-Bretagne, comme aux États-Unis, les électeurs ont voté majoritairement en faveur du rétablissement de la souveraineté et donc des frontières, du coup, le « camp du bien » conteste les résultats des élections. Ce comportement ressemble furieusement à celui des grands totalitarismes du XXème siècle.

Le poulailler européen est en effervescence

Plus drôle est d’observer ces femmes et ces hommes politiques qui au sein de l’Union Européenne se sont comportés en caniches bien obéissants aux ordres des États-Unis pendant des décennies. Quémandant leur susucre et les petites caresses sonnantes et trébuchantes qui ont fait leurs fortunes. Aujourd’hui, leur généreux maître ne leur adresse plus qu’un regard méprisant qui leur reproche peut-être leur trop parfaite domesticité.

Et voilà le poulailler européen en effervescence. Les éminences se grattent la tête. Finies les récompenses pour services rendus aux USA. Trump les méprise, Poutine les méprise, 50% de l’électorat européen les méprise. Ils ne sont plus aimés que par les pauvres hêtres qui viennent ici par centaines de milliers pour tenter de s’approprier quelques miettes de l’ancienne prospérité européenne. On se souviendra de la soirée de l’élection de François Hollande il y a cinq ans et les drapeaux qui avaient envahi la fête du président « normal », des drapeaux algériens, du Mali, du Maroc, d’à peu près tous les pays africains. Les allochtones africains étaient heureux, leur candidat était élu. Avec Macron, il faut constater que seuls des milliers de drapeaux français ont flotté, pourquoi ? Parce que Macron n’est pas un imbécile et que ses organisateurs avaient empêché que des drapeaux étrangers soient acheminés sur le lieu de leur petite sauterie. Mais les images ne trompent pas, le public présent et abondamment filmé était bien le même que pour Hollande, l’Afrique a voté massivement pour SON candidat, Emmanuel Macron.

La Hongrie, la Pologne et la Slovaquie aujourd’hui, la France, les Pays-bas et l’Allemagne en 2017… et en 2019, pourquoi pas la Flandre et Bruxelles ? Ce sont les électeurs qui décident, il est bon de le rappeler au « camp du bien ».

Les analystes, sondeurs, observateurs, politologues, historiens du présent et autres gourous n’en finissent pas de s’interroger sur la raison qui pousse les électeurs européens à se tourner en masse vers des partis qualifiés de populistes (au mieux !).

Rien ne vaut un exemple. En Belgique, en 2015, l’aide médicale pour les illégaux s’élevait à 47.895.538 €.

Les Belges savent pourquoi ils travaillent.

En 2015, 12.239 illégaux recevaient gratuitement des soins médicaux hors hôpitaux pour un montant de 8.703.753 euros. En 2014 : 15.265 illégaux et 23.075.584 euros. En 2015 également, 14.136 illégaux ont été soignés dans un hôpital, tout aussi gratuitement, pour un montant de 39.191.785 euros. En 2014 : 9.821 personnes pour 20.765.121 euros. Le nombre d’illégaux soignés augmente donc de 5,1% et le coût augmente de 9,2%. Total des coûts en 2014 : 43.840.705 euros. Total des coûts en 2015 : 47.895.538 euros. (Information obtenue au parlement fédéral suite à une question de la chef de groupe du Vlaams Belang, Barbara Pas).

Ceci n’est évidemment qu’un aspect du coût astronomique de l’immigration, légale ou illégale, en Belgique. En France, les mécanismes dits de « solidarité » sont grosso modo les mêmes qu’en Belgique. La moindre proposition pour limiter cette hémorragie financière en faveur de gens qui d’abord et avant tout n’ont pas respecté nos lois, qui ensuite affichent leur mépris pour nos normes et nos valeurs et qui enfin entrent allègrement dans la délinquance pour assurer leur subsistance, est systématiquement confrontée à une levée de boucliers de la part des partis autoproclamés « démocratiques », des syndicats, des « ligues », des « fondations », des « centres », des « collectifs » et des associations, du monde académique, du Palais-Royal, des loges, des églises et des mosquées, la liste n’est évidemment pas exhaustive.

Pourtant, personne ne doute qu’un référendum sur la question condamnerait cette folle générosité sans appel. Personne n’en doute et certainement pas la gauche bien-pensante qui refuse même de discuter de l’hypothèse du référendum, simplement parce qu’elle sait qu’elle serait irrémédiablement sanctionnée sur les questions liées à l’identité et à l’immigration.

Les politiciens qui ont peur de l’opinion de leur peuple ne sont pas dignes d’en être les dirigeants. Au parlement fédéral, le Vlaams Belang est le seul à plaider en faveur de la démocratie directe. Il paraît complètement absurde qu’il soit impossible d’obtenir un référendum sur des sujets pourtant bien trop importants pour les laisser entre les mains d’une poignée d’hommes politiques complètement déconnectés de la réalité ou prisonniers de leurs carcans idéologiques et particratiques.

Toujours est-il que celles et ceux qui se lèvent le matin pour aller travailler, véritables héros des temps modernes, savent à quoi sert le fruit de leurs efforts et pourquoi le niveau fiscal en Belgique est l’un des plus élevés au monde.

Plus de 80% des ordres de quitter le territoire restent lettre morte.

Nous pouvons donc répondre aux éminents chercheurs d’explications rationnelles au succès des patriotes à travers l’Europe qu’il s’agit, d’abord et avant tout, d’une immense injustice qui est faite aux nationaux. Les nouveaux arrivés sont toujours les mieux servis. Lorsque ceux qui travaillent ou qui ont travaillé ou dont les parents et grands-parents ont travaillé voient que le produit de leurs efforts est dilapidé au profit de ce qu’ils perçoivent, souvent à raison, comme des profiteurs, ils se mettent en colère et dans nos pays, jusqu’à présent encore, la colère politique s’exprime dans les urnes. Cela pourrait changer.

Patrick Sessler

Patrick Sessler

Patrick Sessler, ancien député, est le coordinateur du Vlaams Belang pour Bruxelles

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