“En 2012: 1.000 meurtres, 6.400 viols et 436.000 vols. L’insécurité est une catastrophe nationale”, par Patrick Sessler

Madame Joëlle Milquet (CDh), Arme de poingministre de l’Intérieur, claironne que la criminalité a baissé en 2013. En réalité, elle ne dispose que de chiffres concernant les six premiers mois de 2013.

Mais, pour le principal syndicat policier, ces chiffres ne correspondent pas à la réalité: «Ils émanent de la banque de données policière qui, par nature, est alimentée par les constatations des policiers. De manière fondée, nous pouvons dire qu’une partie des baisses que nous observons sont probablement tout simplement provoquées par une absence de policiers pour les constats» (…) «Étudier des chiffres émanant d’un seul creuset, sur une période de seulement 6 mois, c’est extrêmement dangereux pour appuyer des analyses».

Autre phénomène bien connu des Bruxelloises et des Bruxellois est le découragement des victimes qui ne déposent plus plainte dans de nombreux cas parce que celles-ci ont peu de chance d’aboutir. Il y a aussi, malheureusement, la peur des représailles.

Madame Milquet a donc voulu se faire une petite gâterie pré-électorale à bon compte, mais ce genre de gesticulation ne fait plus rire les Bruxellois qui en ont assez de craindre pour leurs proches, pour eux-mêmes et pour leurs biens.

La situation réelle

Quiconque vit à Bruxelles sait exactement quelle est la situation réelle. La presse néerlandophone relate régulièrement les expériences de jeunes flamands tentés par la Grande ville enrichie par une multiculturalité qui est vue comme un enchantement insurpassable. Au bout de quelques mois, ces aventuriers retournent se réfugier dans leur douce province en jurant qu’on ne les y reprendrait plus. Les utopies sont toujours balayées par la réalité.

L’insécurité est une entrave à nos libertés mais elle a aussi des conséquences sociales et économiques. Vivre dans l’insécurité permanente engendre un stress qui s’accumule et qui se traduit en problèmes de santé à terme. Les traumatismes encourus par les milliers de victimes de l’insécurité par an laissent des séquelles. Sur le plan économique, de plus en plus d’entreprises quittent Bruxelles. Souvent pour d’évidentes raisons fiscales et en raison de la difficulté  à trouver du personnel adéquat, mais aussi à cause de l’insécurité qui touche la clientèle mais aussi le personnel.

L’insécurité est une catastrophe nationale et à ce titre elle doit être la priorité absolue pour tous les niveaux de pouvoir : l’Europe, le fédéral, le régional et le communal.

Parce qu’il n’y a pas de liberté sans sécurité, le Vlaams Belang veut faire changer la peur de camp. Ce sont les criminels qui doivent craindre pour leur sécurité et non pas les honnêtes gens.

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