Archives de catégorie : Ephémérides

Ephémérides: 4 avril 1949

4 avril 1949 : Les États-UnisOTAN, le Canada et dix pays européens signent à Paris le “Pacte Atlantique”, l’OTAN. En réalité, ce pacte ne représente nullement l’adhésion libre de pays souverains mais l’aliénation totale de la souveraineté des membres européens de ce pacte. Il n’a pas servi à contrer le communisme, comme le croient les naïfs et les traîtres, mais à placer les pays européens sous un contrôle étroit, afin qu’ils soient incapables de développer une industrie militaire, aéronautique et navale autonome. En théorie, l’OTAN devait, en matière de développement de matériels militaires et de commerce des armements, être une “Two-Ways-Street”, une “voie à deux sens”. Les Américains ont intrigué, acheté de vils politiciens corrompus, des canailles souvent socialistes, pour que cette “voie à deux sens” devienne rapidement une “voie à un seul sens”, une “One-Way-Street”, où les Etats-Unis devenaient les principaux fournisseurs de matériels, surtout en aviation (on se rappellera du “contrat du siècle” de 1975, ayant servi à fourguer des F-16 sous-équipés au plein prix pour casser l’élan de Dassault et de Saab; l’opération s’est répétée récemment en Pologne).

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Ephémérides: 3 avril 1866

3 avril 1866 : Naissance à proxJBM_Hertzog[1]imité de la ville de Wellington dans la Colonie du Cap de , militaire et homme politique au service des Britanniques, qui devint Premier Ministre de l’Union Sud-Africaine entre 1924 et 1939. Face aux gouvernements de Londres, Hertzog a toujours défendu deux principes de base: primauté des intérêts sud-africains propres, même aux dépens de ceux de Londres, et la politique dite des “deux courants” (Two-Streams-Policy), où les deux communautés européennes d’Afrique du Sud, la Britannique et l’Afrikaander pourraient amorcer un développement séparé mais harmonieux, où ni la première ni la seconde ne domineraient l’autre de manière insupportable. Hertzog, juriste de formation, avait présidé la Haute Court de justice de l’Etat Libre d’Orange, pour ensuite devenir un organisateur hors pair de la guérilla des Boers contre les Britanniques.

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Ephémérides – 1er avril 1962: décès de Michel de Ghelderode

ghelderode[1]Michel de Ghelderode, pseudonyme d’Adémar Adolphe Louis Martens, est un auteur dramatique, chroniqueur et épistolier belge d’origine flamande et d’expression française. Il est né à Ixelles le 3 avril 1898 et mort à Schaerbeek le 1er avril 1962. Il a habité 71 rue Lefrancq à Bruxelles. Il est enterré au cimetière de Laeken.

Auteur prolifique, il a écrit plus de soixante pièces de théâtre, une centaine de contes, de nombreux articles sur l’art et le folklore. Également auteur d’une impressionnante correspondance de plus de 20 000 lettres, il est le créateur d’un univers fantastique et inquiétant, souvent macabre, grotesque et cruel.

Bien que né dans une famille flamande de Bruxelles, le jeune Adémar fait toutes ses études en français, dans un but de promotion sociale. De son père, employé aux Archives du royaume, il hérite du goût pour l’histoire, en particulier pour les époques du Moyen Âge, de la Renaissance et de l’Inquisition.

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Ephémérides des 27, 28 et 30 mars

220px-Franz_von_Baader[1]27 mars 1765 : Naissance à Munich de Franz Xaver von Baader. Ingénieur des mines de formation, il se révèle comme philosophe en 1814, quand il soumet un mémoire aux Empereurs d’Autriche et de Russie et au Roi de Prusse, afin de pérenniser l’idéal de “Sainte-Alliance” continentale. Pour forger définitivement ce bloc véritablement eurasien (avant la lettre !), Baader étudie la théologie et plaide pour un rapprochement entre le catholicisme occidental et l’orthodoxie russe, que Rome refusera. Baader deviendra ainsi un adversaire résolu de la Papauté romaine, ennemie de l’unification européenne et eurasiatique. La théologie de Baader puise ses sources chez les Pères de l’Église et chez les mystiques allemands du moyen-âge. Hostile au cartésianisme et au rationalisme des Lumières, Baader croit à la révélation divine et pense que l’homme participe du divin, comme le pensaient aussi les mystiques médiévaux. L’homme est donc un être intermédiaire entre la sphère du divin et celle de la nature. L’homme est une part d’un donné préexistant, dont il s’agit de maintenir l’harmonie. L’État doit tenir compte de ce donné et ne jamais succomber aux sirènes des idéologies mécaniques qui se revendiquent fallacieusement d’un “état de nature” et d’un “droit naturel”. Les États doivent se donner des constitutions particulières, fruits organiques de leur propre histoire, et non pas viser à adopter tous un modèle préétabli, unique, de constitution, qui serait considéré comme une panacée valable en tous temps et tous lieux. Baader s’insurgera très vite contre les misères générées par la société industrielle et réclamera l’avènement d’un État qui ait une politique sociale bien définie, afin d’éviter la prolétarisation des masses. Franz Xaver von Baader meurt à Munich le 23 mai 1841.

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Ephémérides: 21 novembre

21 novembre 191453943[1]12: Naissance à Paris du philologue classique français Pierre Grimal. Il termine ses études à l’Ecole Normale Supérieure en 1933, travaille à l’Ecole Française de Rome de 1935 à 1937, puis entame une carrière de professeur de latin et de grec ancien, d’abord au Lycée de Rennes, puis dans les universités de Caen, Bordeaux et à la Sorbonne, où il restera trente ans. Pierre Grimal est devenu ainsi l’un des principaux, sinon le principal, universitaire français à explorer à fond la civilisation romaine, à la faire connaître et à former des maîtres à une époque où le désintérêts pour les cultures antiques allait croissant. Il a publié une quantité impressionnante d’études et d’ouvrages sur la civilisation gréco-romaine, ainsi que de nouvelles traductions de Tacite, Cicéron, Sénèque le Jeune, Plaute et Térence. Pour diffuser cet esprit latiniste et helléniste dans le grand public, Pierre Grimal a aussi publié quelques romans dont l’intrigue se situait dans une ambiance antique, dont les «Memoires d’Agrippine» et le «Procès Néron».

En 1981, Pierre Grimal contribue, avec d’autres latinistes, à réhabiliter la figure de Jérôme Carcopino, en publiant un ouvrage collectif sur cet enseignant, ce professeur de latin, à qui nous devons une immortelle «Vie quotidienne dans la Rome antique». Poursuivi par la vindicte obsessionnelle d’incultes, perclus de haine, Jérôme Carcopino avait été mis à l’index en 1945, pour avoir exercé des fonctions au sein du ministère vichyste de l’enseignement. Le secrétaire de Carcopino, Galic, dirigera plus tard l’hebdomadaire «Rivarol», qui accueillera nos compatriotes Poulet et Wéry.

L’œuvre de Pierre Grimal est là, présente en nos murs: sur base de ce travail immense, la renaissance de la culture européenne, un jour, adviendra.