Caricature antisémite: le PS se mord la queue, par Patrick Sessler

Caricature antisémite: le PS se mord la queue, par Patrick Sessler

Caricature antisémite publiée par le PS

Merry Hermanus, ancienne figure importante du PS à Bruxelles, ancien protagoniste de l’affaire Agusta et habitué des cours et tribunaux sait que sa carrière politico-judiciaire est derrière lui et ne se sent plus dès lors tenu à quelque loi du silence que ce soit. Rien de plus intéressant et de plus instructif pour l’observateur de la chose publique que d’écouter un socialiste qui n’a plus rien à perdre.

Le sang d’Hermanus n’a fait qu’un tour lorsqu’il a vu le dessin qui devait illustrer un débat organisé par le PS à Molenbeek-Saint-Jean.

Il s’agissait d’une caricature littéralement antisémite directement inspirée par les productions allemandes en la matière dans les années 30 et 40. Le bonhomme Hermanus se déclare sidéré et le dit sur son blog et dans une interview au Vif-L’Express: «Nous avons été incapables de transmettre nos valeurs. Nous avons magnifiquement réussi à défendre les populations défavorisées issues de l’immigration mais nous n’avons pas transmis nos valeurs. Elles sont restées étrangères à une grande partie des populations immigrées sans lesquelles le PS serait réduit à 8 ou 9% de l’électorat bruxellois. Nous en sommes devenus prisonniers. Quand je suis revenu au Parti socialiste au début des années 70, il y avait 30 000 militants. Combien sont-ils aujourd’hui ? Il n’y en a pas 4000. C’est une vraie difficulté car les militants étaient des éveilleurs de conscience, des passeurs de mémoire, l’école où se formaient les futurs cadres du parti. Aujourd’hui, entre la superstructure qui dirige tout et les électeurs, il n’y a plus rien. Dès lors, qui contrôle culturellement les électeurs ?».

 Décodons ce morceau d’anthologie :

1)  Le PS s’est donné beaucoup de mal pour «défendre les populations défavorisées issues de l’immigration» en pensant s’adjuger les voix d’un sous-prolétariat manipulable à merci, qui devait être éternellement reconnaissant au grand parti de gauche sans jamais revendiquer quoi que ce soit et qui se garderait bien de mettre en avant leurs haines séculaires.

2) Mais comment justifier ce comportement du PS ? Par altruisme, par générosité, par une sorte de paternalisme néocolonial ? Non, et c’est Hermanus qui donne la réponse: «des populations immigrées sans lesquelles le PS serait réduit à 8 ou 9% de l’électorat bruxellois». C’est bien de cela qu’il s’agit, combler le déficit d’électeurs chez les autochtones par la promotion d’une nouvelle catégorie d’électeurs, l’allochtone, le nouveau Belge, l’immigré qui vote pour son coreligionnaire. Une vulgaire opération électorale, ni plus, ni moins. Sans cela, le PS se retrouve à 8 ou 9%, c’est-à-dire voué à l’opposition où l’on se rempli moins les poches que dans la majorité.

3) Hermanus se rend aujourd’hui compte que cette félonie a un prix, que les nouveaux électeurs du PS ne sont pas si manipulables que cela, qu’ils ont leur propre agenda politique et qu’ils se foutent des «valeurs» du PS comme le poisson d’une pomme.

4) Chassez le naturel, il revient au galop. Hermanus fustige la «superstructure qui dirige tout» au PS, révélant ainsi ce que nous avons toujours dit: le PS est un parti totalitaire tant dans son organisation que dans son projet politique. C’est le cas à un tel point qu’Hermanus n’y échappe pas lui-même puisqu’il se pose benoîtement la question suivante: «qui contrôle culturellement les électeurs ?». Monsieur Hermanus, en démocratie, il ne peut être question de «contrôler culturellement» les gens, ce sont les dictatures qui procèdent de la sorte. Pour le reste, il y a le droit et l’application du droit.

Conclusion: Le PS nous a mis dans la panade, il s’est mis lui-même dans la panade et seul un parti comme le Vlaams Belang est en mesure de redresser la situation et d’imposer le droit et la démocratie. Aux petits calculs électoraux drapés de faux bons sentiments nous préférons la réalité, les faits, les chiffres. Même le PS ne peut rien contre cela.

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