Bruxelles: Yvan, le terrible Mayeur, par Patrick Sessler

Bruxelles: Yvan, le terrible Mayeur, par Patrick SesslerParmi les nombreuses catastrophes qui s’abattent sur la ville de Bruxelles, le catapultage d’Yvan Mayeur à la fonction de Bourgmestre est une très vilaine cerise sur un gâteau bien décati. Son derrière n’était pas encore bien assis sur le trône mayoral qu’éclatait le juteux scandale du Samu Social (on se rappelle que Mayeur, alors président du CPAS, avait fait nommé une créature qui empochait un salaire monstrueux pour s’occuper des sans-abris, sans compter un logement de prestige pour un loyer ridiculement bas. Depuis lors, cette pauvresse à remplacer son ami Mayeur à la tête du CPAS). Disons-le tout net, Yvan Mayeur est l’archétype du cacique socialiste. Ces gens-là pensent qu’ils peuvent tout se permettre parce qu’ils sont convaincus de défendre des idées supérieurement généreuses. Le Bien qu’ils apportent au genre humain est d’une telle ampleur et leurs sentiments sont d’une telle pureté qu’ils ont définitivement quitté leur enveloppe charnelle pour se transformer en divinité absolue. Ils ne se sentent donc plus astreints à se plier aux petites contingences insignifiantes imposées au vulgum pecus. Comme la loi, par exemple.

Il y a quelques semaines, le Vlaams Belang décidait de faire porter son message par un camion itinérant. Il s’agissait d’une affiche de belle dimension portant le message suivant: «Illégal ? Rentre chez toi ou va en prison !». Ce message était accompagné de deux numéros de téléphone, l’un du cabinet de la secrétaire d’État à l’Asile et aux Migrations Maggie De Block, et l’autre, du service qui est chargé des informations sur les retours volontaires de Fedasil. Le véhicule devait circuler dans les communes bruxelloises afin de rappeler qu’un illégal est quelqu’un qui commet un délit.

Yvan Mayeur a failli en être terrassé par une crise d’apoplexie. Rouge de colère, son jugement fut sans appel: «cette campagne revêt un caractère xénophobe et constitue un risque de trouble à l’ordre public». Pour Yvan Mayeur, le slogan constitue une infraction à la loi anti-racisme.

En deux coups de cuiller à pot, le néo-bourgmestre prononce l’interdiction de circuler sur le territoire de Bruxelles-ville et il ajoute que «La Ville prendra donc toutes les mesures pour que l’interdiction soit respectée». Non seulement Yvan Mayeur est un sanguin, mais il est aussi un très mauvais élève à l’école des socialistes bruxellois. Il ne pouvait pas ignorer la fameuse loi Moureaux qui vise à réprimer le racisme et la xénophobie.

Petit raisonnement simple: si le racisme et la xénophobie sont des délits qui doivent être poursuivis par les tribunaux, alors seuls les tribunaux sont habilités à dire qui est raciste ou xénophobe et qui ne l’est pas. Yvan Mayeur n’est pas magistrat (heureusement pour nos libertés !), il ne lui appartient donc pas de décréter si oui ou non la campagne du Vlaams Belang revêt un caractère xénophobe. Même un socialiste pas très fut fut doit être en mesure de comprendre ça! Mais non, Yvan Mayeur nous observe, nous, misérables mortels, depuis l’Olympe socialiste et pointe un doigt vengeur sur ceux qui refusent, comme le Vlaams Belang, de se pâmer devant les idoles immigrationnistes. Il est tout à la foi notre conscience et notre juge.

Plus «drôle» encore est le «risque de trouble à l’ordre public» asséner avec vigueur par Mayeur. Mais où va-t-il chercher ça?

Parce que, dit-il, l’action peut donner lieu à des actes de provocation et porter atteinte à l’ordre public. Il ajoute même que «la référence au cabinet de la secrétaire d’État Maggie De Block constitue aussi une manière de susciter une inquiétude pouvant donner lieu à des manifestations hostiles devant les portes du cabinet de Mme De Block».

Un tel «raisonnement» laisse pantois. On interdit à un parti légal de porter un message visant à faire respecter la loi parce que des illégaux pourrait faire du grabuge. Devant ce cas clinique, nous avons le devoir de rappeler qu’Yvan Mayeur est un fervent défenseur de la légalisation du cannabis. Ceci explique sans doute cela.

Le Vlaams Belang quant-à-lui annonçait qu’il ne se laissera pas museler et qu’il ignorerait cette interdiction, ce qu’il a fait, estimant que le bourgmestre bruxellois dépasse ses compétences. Et c’est ce que le Vlaams Belang a fait jusqu’au moment où la police de Bruxelles a saisi le véhicule sur ordre d’Yvan le terrible Mayeur. Les Bruxellois vont en prendre pour cinq ans sans remise de peine. Ce seront les heures les plus rouges de son histoire.

Patrick Sessler
2ème de la liste du Vlaams Belang à la Chambre à Bruxelles

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