Belgique – Philippe Moureaux: l’histoire d’un gigantesque échec politique, par Patrick Sessler

Pour nos lecteurs français qBelgique - Philippe Moureaux: l’histoire d’un gigantesque échec politique, par Patrick Sesslerui ne connaissent pas ou peu Philippe Moureaux, celui-ci est né à Etterbeek (commune bruxelloise) le 12 avril 1939. Il est sénateur socialiste et fut bourgmestre de Molenbeek-Saint-Jean (autre commune bruxelloise où la présence arabo-musulmane est massive) depuis 1992 avant d’être déboulonné en 2012. Historien, professeur émérite de critique historique et d’histoire économique à l’Université libre de Bruxelles, sa spécialité est les Pays-Bas autrichiens.

Fils du ministre libéral Charles Moureaux et d’une mère de la lignée des industriels Blaton, Philippe Moureaux a été marié avec Françoise Dupuis, présidente du parlement régional bruxellois et ancienne ministre, dont il a longtemps vécu séparé. Avec Françoise Dupuis, il a notamment eu deux filles: Claire Moureaux et Catherine Moureaux. Toutes deux investies en politique également. Catherine Moureaux est actuellement chef de cabinet de Rachid Madrane (PS), secrétaire d’État à la Propreté publique et à l’Urbanisme dans le gouvernement de la Région bruxelloise.

Divorcé début 2010, il s’est remarié, le 26 juin 2010, avec Latifa Benaicha de 35 ans sa cadette et de confession musulmane. Elle fut collaboratrice du cabinet de l’ancien ministre-président bruxellois Charles Picqué (PS).

Son nom est lié à la loi contre le racisme et la xénophobie (loi du 30 juillet 1981) dite «loi Moureaux». De nombreux observateurs de la chose politique considèrent qu’il est le père de l’islamo-socialisme, concept qu’il a appliqué pendant 20 ans à Molenbeek-Saint-Jean.

Philippe Moureaux s’autoqualifie régulièrement de «dernier marxiste» du PS.

Dans le livre qu’il vient de faire paraître, il rappelle son engagement aux côtés du FNL pendant la guerre d’Algérie à l’époque où il était étudiant à l’Université Libre de Bruxelles. Il se souvient, notamment, qu’il avait reçu pour mission de transporter des dirigeants du FLN algérien qui devaient se réunir clandestinement dans la villa des Moureaux, sur les hauteurs de Lustin, dans la région de Namur.

Un bourgeois qui s’est nourri au marxisme pour casser les pieds à son père ministre libéral au point de venir en aide aux terroristes du FNL algérien, qui, faut-il le rappeler, faisait exploser de nombreuses bombes sur le sol français et notamment à Paris, faisant de très nombreuses victimes innocentes.Voilà qui situe le personnage: un bourgeois qui s’est nourri au marxisme pour casser les pieds à son père ministre libéral au point de venir en aide aux terroristes du FNL algérien, qui, faut-il le rappeler, faisait exploser de nombreuses bombes sur le sol français et notamment à Paris, faisant de très nombreuses victimes innocentes.

La trajectoire publique de Philippe Moureaux démontre qu’il a érigé la haine de soi et du peuple auquel il appartient en théorie politique. Stendhal constatait que «La vraie patrie est celle où l’on rencontre le plus de gens qui vous ressemblent». Philippe Moureaux a toujours méprisé ceux qui lui ressemblent et aussi leur patrie qui ne peut être la sienne. Il déteste son propre peuple parce qu’il lui renvoie une image de lui-même qui le hérisse, lui, l’éminent intellectuel dont l’intelligence plane tellement haut au-dessus des «masses populaires», si triviales et si terre-à-terre. L’idée d’être assimilé au commun des mortels lui est insupportable. Il ne reconnait pas aux «masses laborieuses» la capacité d’émettre un avis sérieux et pertinent sur la chose publique, pour preuve son opposition farouche à l’idée d’un référendum sur les traités de l’Union européenne considérant que ces matières sont trop sérieuses et complexes pour que l’avis des gens soit sollicité.

Partout et toujours, systématiquement, Philippe Moureaux prend le parti des étrangers contre les intérêts des autochtones.

Lors de la présentation de son livre, Philippe Moureaux a dévoilé encore un peu plus sa pensée profonde: «Je suis pour le métissage. Chacun se nourrit de l’autre, ce qui permet l’émergence d’une culture nouvelle dont on commence à entrevoir les premiers signes».

Il n’aime pas sa culture, notre culture. Il la déteste parce qu’elle est enracinée, plurimillénaire, parce qu’elle est le fruit du génie européen et que son histoire est celle de la volonté de puissance et de grandeur. Il appelle donc de ses vœux «une culture nouvelle», métissée, artificielle, sans repères et sans cadres de références y compris ethnique. Il veut faire table rase du passé, de son passé. Il veut construire une société nouvelle et un homme nouveau, métissé, sans racines, sans patrie et sans âme. Il devrait pourtant savoir que chaque tentative de création d’un homme nouveau sur base d’une «culture nouvelle» s’est soldée par un échec cuisant, que ce soit le communisme ou le projet national-socialiste. Chaque fois qu’un régime a voulu créer un homme nouveau, ce fut au détriment de l’homme réel, qui n’est ni bon ni mauvais, qui vis son destin d’homme, qui s’adapte à son environnement et aux circonstances, fort de son origine, de sa culture, de sa mémoire et de ses aspirations pour lui-même, pour les gens qu’il aime et pour la patrie à laquelle il appartient. Cette patrie où il veut rencontrer majoritairement des gens qui lui ressemblent, pour paraphraser Stendhal.

Il s’agit là sans doute du plus grand échec de Philippe Moureaux.

Même s’il veut «entrevoir les premiers signes» de cette nouvelle «culture métissée», la réalité le force à reconnaître l’échec de son rêve protéiforme. Les «masses populaires» n’ont pas adhéré à sa vision du monde, que du contraire. Dans une interview qu’il a accordée au site www.femmesdechambre.be le 5 mai 2013, suite à l’ «affaire Trullemans» (Luc Trullemans était le Monsieur Météo de RTL avant d’avoir été licencié après avoir dit le fond de sa pensée sur l’immigration), il fait le constat que sa «loi Moureaux», dite loi antiraciste n’a pas éradiqué le phénomène, loin de là: «Je me dis qu’on est en train de revivre une situation proche des années 84-85, l’époque de Roger Nols. Rappelez-vous: ce politicien a été bourgmestre de Schaerbeek entre 1970 et 1989. A l’origine au FDF (Fédéralistes démocrates francophones), il est passé chez les libéraux et a fini au Front National. A un moment donné, il a été le porte-voix de cette tendance raciste, tellement importante qu’elle infiltrait tous les partis francophones. J’estime qu’on est un peu dans la même situation. Néanmoins, la grande différence, notamment à Bruxelles, c’est que le corps électoral oblige certains à être un peu plus prudents qu’à l’époque: il y a désormais un électorat d’origine étrangère. Et même les pires racistes veulent recueillir leurs suffrages !».

Dans la même interview, la question suivante est posée à Philippe Moureaux: Y a-t-il un calcul électoral derrière le soutien du MR à Alain Destexhe (homme politique du Mouvement Réformateur, libéral, connu pour ses positions critiques à l’égard de l’islam) ?

Philippe Moureaux décrit dans sa réponse toute la veulerie de ces partis islamo-opportunistes: «C’est tout le problème: ça rapporte des voix ! Les 22 000 personnes qui soutiennent Trullemans sur Facebook, on peut être certain qu’elles vont plutôt voter soit pour un parti d’extrême-droite soit pour des gens d’ultra-droite sur la liste du MR. Oui, ça peut rapporter des voix,  mais ils doivent faire le grand écart avec un autre électorat. Celui qui ne présente pas cette caractéristique raciste mais en est au contraire victime. Raison pour laquelle, on les voit «naviguer»: essayer d’être un peu «pour» et un peu «contre». C’est également un phénomène qui mérite d’être souligné. Un beau sujet très complexe pour une  thèse en sciences politiques, à savoir la manière dont ce parti se positionne aujourd’hui face à la composition du corps électoral. Certains flattent la tendance raciste tandis que d’autres essayent de capter un électorat qui est devenu important et qui est la principale victime du racisme».

Voilà qui devrait faire réfléchir tous ceux qui seraient tentés de porter leurs suffrages sur des personnalités comme Alain Destexhe ou Maggie De Block (VLD, parti libéral flamand, ministre de l’immigration connue pour ses effets d’annonce)) dont les gonflements de pectoraux au sujet de l’immigration illustrent parfaitement le propos de Philippe Moureaux.

Mais quel aveu ! Moureaux vend la mèche. En effet, il y a dans chaque parti traditionnel des personnalités complétement opposées à la vision de Moureaux, même au sein de son parti socialiste. Il y en a même qui, en aparté, n’hésite pas à critiquer violemment la société multiculturelle et les politiques menées par leurs partis en la matière. Et Moureaux a parfaitement raison de relever que «le corps électoral oblige certains à être un peu plus prudents qu’à l’époque: il y a désormais un électorat d’origine étrangère. Et même les pires racistes veulent recueillir leurs suffrages !». Nous le savions, bien évidemment, mais c’est sans doute la première fois qu’un baron des partis traditionnels reconnait que les positions de ces partis en matière d’immigration sont cyniquement dictées par leur volonté d’attraper des voix issues de cette immigration. Soulignons que cela n’a jamais été le cas du Vlaams Belang et soulignons surtout le mépris que ces partis prodiguent à l’égard des immigrés qu’ils réduisent à de simples électeurs qu’il convient de prendre dans le sens du poil. Pour donner le change, on les bombarde parfois Secrétaire d’État, ce qui d’ailleurs suscite le plus grand mécontentement chez les politiciens «de souche» de ces partis qui voient passer des mandats extrêmement rémunérateurs sous leur nez. Rappelons-nous a cet égard la commune de Saint-Josse (commune bruxelloise): lors des dernières élections communales, le bourgmestre PS Jean Demannez, socialiste, a dû céder sa place au Belgo-Turc Emir Kir (premier musulman à devenir bourgmestre en Belgique), socialiste. Demannez n’avait pas hésité à critiquer «les méthodes d’Emirdag» (village d’origine de Monsieur Kir) utilisées par son concurrent. Aujourd’hui, Demannez pleurniche: «Je fais partie de cette petite communauté d’anciens belges de Saint-Josse, on est encore 18%».

Monsieur Demannez a toujours suivi les directives de Monsieur Moureaux à la lettre en chantant les louanges de la société multiculturelle et de la diversité. Il  a obtenu pour ses protégés étrangers le droit de vote. Il a concouru à faire de l’allochtone une sorte de de super citoyen par définition irréprochable et surtout intouchable. Aujourd’hui, Demannez se souvient avec nostalgie de l’époque où sa commune était encore majoritairement habitée par des Bruxellois de souche et où le droit de vote n’avait pas encore été galvaudé par calcul électoral par son propre parti. La schizophrénie doit le guetter.

Donc, en interne, au sein du PS, aussi, l’échec de Philippe Moureaux est évident.

Il n’y a pas si longtemps, un ancien échevin socialiste de la commune de Jette (commune bruxelloise) s’était emporté suite à une caricature antisémite publiée sur une affiche dans le cadre d’un débat sur le sionisme organisé par le PS et le PAC, Présence et Action Culturelle (le livre de Philippe Moureaux est édité par le PAC). La caricature avait été choisie par les éléments islamo-radiaux du PS de Molenbeek. Laurette Onkelinx, figure de proue du PS, vice premier ministre, a soutenu  sur RTL que le député bruxellois Jamal Ikazban, à l’origine de la publication de cette caricature antisémite, défendait les valeurs socialistes alors qu’il est pro-Hamas. L’électorat juif du PS ne semble pas être suffisant pour justifier la moindre retenue. Merry Hermanus, échevin à Jette et ancien échevin et homme à tout faire du PS pendant des décennies a réagi avec force: «Nous avons magnifiquement réussi à défendre les populations défavorisées issues de l’immigration, mais nous n’avons pas transmis nos valeurs. Celles-ci sont restées étrangères à une grande partie des populations immigrées sans lesquels le PS serait réduit à 8 ou 9% de l’électorat bruxellois. Nous en sommes devenus prisonniers».

La nouvelle culture métissée prônée par Moureaux est donc une prison et un Frankenstein raciste.

C’est un échec sans appel, qui de plus a engendré un racisme qui s’enracine au plus profond de son propre parti: l’antisémitisme !

Il a obtenu l’exact contraire de ce qu’il souhaitait.

Philippe Moureaux a été éjecté de son poste de bourgmestre après les élections communales d’octobre 2012. De nombreuses voix se sont détournées de lui, tout simplement parce que sa politique de «l’excuse» à l’égard des délinquants d’origine allochtones devenait littéralement insupportable. Ce reproche est formulé tant par les Molenbeekois autochtones qu’allochtones. D’autres éléments ont joué évidemment, comme la propreté par exemple. Confronté à la réalité très terre-à-terre, loin des élucubration idéologique, l’islamo-socialisme de Moureaux a non seulement montré ses limites, mais aussi son irréversible échec. Même une grande partie de la communauté arabo-musulmane n’en veut plus, parce que, quelles que soient nos origines, nous voulons tous l’ordre, la discipline, la sécurité et la propreté. Autant de choses que Moureaux n’a pas pu réaliser en 20 ans de mandat à Molenbeek-Saint-Jean.

Pourquoi ?

Parce qu’il a voulu créer «une culture nouvelle métissée» qui n’est pas viable et qui n’existera jamais. Parce qu’il a voulu jouer aux apprentis sorciers. Parce qu’il hait les valeurs européennes au point de vouloir, coûte que coûte, les éradiquer et les remplacer par un concept qui n’a pu se développer nulle part sur la planète. Aucune société qui se voulait multiculturelle n’a perduré depuis l’aube des temps. Parce qu’il refuse de voir que c’est impérativement notre culture avec ses normes et ses cadres de références qui doit baliser notre société et nulle autre. Et que ceux qui veulent y vivre doivent les assimiler et doivent s’adapter à celle-ci ou retourner d’où ils viennent, cela peut être dit sans haine et sans qu’il soit question de racisme ou de discrimination.

C’est la seule manière d’organiser l’harmonie et l’homogénéité des valeurs dans la ville sans lesquels les populations se fragmentent et se réfugient dans un communautarisme belligène. Pour preuve les multiples conflits entre communautés, Turcs et Kurdes, Marocains et Turcs, ethnies africaines entre elles, etc. La société multiculturelle est par définition multiconflictuelle et c’est en cela qu’elle porte en elle-même le germe de sa disparition au profit d’un retour à une large homogénéité ethno-culturelle.

A moins que, par l’évolution de la démographie, une autre communauté que la nôtre devienne majoritaire et dès lors ce sera cette communauté qui imposera ses normes et ses cadres de références, y compris à l’ancienne communauté dominante, c’est-à-dire la nôtre. Nous savons qu’elle ne produira pas un Philippe Moureaux prêt à trahir et à haïr les siens à notre profit et dans cette hypothèse, si la «nouvelle culture métissée» que rêve Moureaux ne sera pas, il aura tout de même réussi, par sa haine à notre égard, concouru à détruire tout ce que nous sommes. Pour ma part, je pense que son concept de «nouvelle culture métissée» n’est qu’une façade, un alibi intellectuel pour masquer le moteur réel de son action: la haine de soi…

Thierry Baudet, écrivain et essayiste néerlandais, a consacré récemment un ouvrage (non encore traduit en français) à ce qu’il appelle l’oikophobie qui est la pathologie dont souffre Philippe Moureaux. L’oikophobie est le contraire de la xénophobie. Il s’agit de la peur de soi-même comme il s’agit de la peur de l’étranger pour le xénophobe. Il s’agit d’une aversion de la sérénité liée à la joie d’être entouré de ce que l’on aime, c’est la volonté de détruire sa propre maison. L’oikophobie est le moteur qui anime les élites occidentales. Le Modernisme dans l’art, le multiculturalisme et le projet européen en sont les plus purs produits. Ce sont les symptômes d’un besoin maladif de désenracinement et de liquéfaction de ce que l’on est au profit de l’étranger.

L’échec de Moureaux, c’est l’échec d’une obsession, d’un aveuglement issu d’une haine monstrueuse de soi.

Réjouissons-nous de ce que les mentalités évoluent sur l’immigration. Réjouissons-nous du fait que la longue période dominée par l’angélisme des naïfs et la duplicité des disciples de Philippe Moureaux arrive à son terme. A travers toute l’Europe des mouvements politiques émergent qui veulent lutter pour la conservation de nos valeurs et qui refusent les diktats politiques et médiatiques.

La réalité est en train de balayer les dangereuses utopies, les idéologies oikophiles, et les dangereuses abstractions.

Des dizaines d’années de matraquage, de lavage de cerveaux, de propagande incessante n’ont pas fait disparaître le sens critique de nos concitoyens. Il est vrai que la vérité est tellement criante qu’il est impossible de l’ignorer. Il suffit d’ouvrir son journal ou de déambuler à Bruxelles ou à Paris.

Réjouissons-nous du fait que grâce à Internet et aux réseaux sociaux, la parole est enfin libérée, ce qui n’a pas échappé à Philippe Moureaux: «Un autre aspect qui différencie la situation d’aujourd’hui à celle des années 84-85, c’est que là tout se faisait par la presse, les médias traditionnels alors que maintenant beaucoup de phénomènes se créent à travers les nouveaux médias que sont les réseaux sociaux et internet».

En effet, il n’est plus possible désormais de taire les faits ou d’orienter les opinions. Les succès des partis patriotiques en Europe est certainement dû en partie à cette liberté réappropriée.

En France, Marine Le Pen incarne cette liberté de parole retrouvée comme le Vlaams Belang l’incarne en Belgique.

Patrick Sessler
2ème sur la liste du Vlaams Belang pour la Chambre à Bruxelles

3 réflexions au sujet de « Belgique – Philippe Moureaux: l’histoire d’un gigantesque échec politique, par Patrick Sessler »

  1. H-B

    MON COMMENTAIRE ETANT TOTALEMENT VERIDIQUE, CE QUI VOUS DERANGE, ALLEZ VOUS ETRE TENTES PAR LA CENSURE, SOUS LE COUVERT DE “MODERATION” “EN ATTENTE DE VALIDATION”? JE CONNAIS TRES BIEN LA CHANSON. COMBIEN DE SITES METTENT CES COUVERTURES POUR NE JAMAIS PUBLIER DES COMMENTAIRES AU CONTENU TRES DERANGEANT.

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