Archives: Réponse de Patrick Sessler à la déclaration gouvernementale de Charles Picqué en 2008

Archives: Réponse de Patrick Sessler à la déclaration gouvernementale de Charles Picqué en 2008En début d’année parlementaire, il est de tradition que les chefs de gouvernements, tant fédéral que régionaux, indiquent aux assemblées les grandes lignes de leurs politiques. Vous trouvez ici la réponse de Patrick Sessler à la déclaration gouvernementale de Charles Picqué au Parlement bruxellois prononcée en 2008.

Monsieur le Ministre-Président,

Votre déclaration ne diffère pas des précédentes au cours de cette législature, et malheureusement, le Front National n’y trouve pas le sursaut indispensable au sauvetage économique de Bruxelles, tant sur le plan fiscal qu’en ce qui concerne l’emploi.

Pour l’emploi, nous ne trouvons aucune intention sérieuse de mener une politique plus coercitive en ce qui concerne les nombreux abus connus et répertoriés en matière de chômage.

Nous ne trouvons également aucune trace de mesures concrètes pour endiguer la fuite des entreprises hors de Bruxelles.

Les raisons de cette fuite ne sont pas seulement liées à la formation du personnel disponible et à la fiscalité bruxelloise, il faut y ajouter l’insécurité.

Vous vous êtes ému du fait, selon vous, que les membres de notre assemblée auraient «oublié» les graves émeutes d’Anderlecht.

Je vous rassure, nous ne les avons pas oublié, bien au contraire. Vous avez déclaré à l’époque, je cite: «il y a un problème racial et ethnique à Bruxelles».

Vous êtes le premier homme politique appartenant à un parti autoproclamé « démocratique » qui ose faire ce courageux constat et je vous en félicite.

Par ailleurs, vous avez, dans votre déclaration, souligné les limites des compétences de la Région en matière de sécurité.

Pourtant notre Région doit considérer la sécurité comme une priorité absolue, ayant à l’esprit que les politiques de prévention ont échoué et qu’il faut maintenant passer à la répression sans états d’âme.

Votre gouvernement doit donc peser sur le fédéral pour arracher les moyens de mener cette politique.

Pourquoi ne pas faire appel à l’armée pour pacifier les zones de non-droit sur le territoire bruxellois, comme nos amis italiens ont eu le courage de le faire?

Je vous remercie.

Patrick Sessler,
Député bruxellois

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